5 minutes 5 ans

Drafté à la huitième position de la Draft 2015, Stanley Johnson avait laissé de bonnes premières impressions pour sa saison de rookie. Tournant à 8.1 points 4.2 rebonds 1.6 passes, il s’était affirmé comme une pièce maîtresse au sein d’une faible second unit, de part sa défense et son énergie en sortie de banc. Cependant, pour sa seconde saison, l’ancien pensionnaire des Wildcats d’Arizona a montré ses limites offensifs : aux shoots extérieurs (29.2% derrière l’arc), à mi-distance (39.8% aux shoots à deux points) comme aux lancers-francs (seulement 68%). 

Néanmoins, l’ailier de 20 ans tient à souligner que sa priorité reste d’améliorer sa défense, ce qui paraît être la base de son jeu. En effet, d’après lui, sa défense permet de conditionner sa panoplie offensive, ainsi que son poste :

« Je n’ai aucun souci avec mon évolution. L’assistant coach et Stan Van Gundy réalisent un superbe travail pour me faire bosser l’été et s’assurer que je vais dans le bon sens. Mon poste se définit par rapport au joueur sur lequel je défends. Si je défends contre un grand, alors je suis un poste 4. S’il est plus petit, alors je suis un ailier ou un arrière. Beaucoup d’équipes utilisent leurs joueurs comme cela. Je ne suis pas un joueur de poste. Si on me coince à un poste, je ne pourrais pas donner le meilleur de moi-même. Je peux jouer à un poste, mais je dois pouvoir défendre sur plusieurs types de joueurs. Stan m’a drafté et il sait ce que je peux faire. »

STANLEY JOHNSON

Stan Van Gundy répète qu’il souhaite prendre le temps adéquat pour que Stanley Johnson puisse mûrir en devenant avant tout un défenseur d’élite, mais le coach / président des Pistons précise bien qu’il en attend plus de son joueur sur le plan offensif :

« La première chose dont il a besoin, c’est de s’installer comme un grand défenseur. Il doit être le joueur qui a un impact défensivement. Ensuite, offensivement, il doit progresser. C’est ma faute puisque je fais les systèmes offensifs. Il doit mieux shooter, notamment en mettant les tirs ouverts. »

STAN VAN GUNDY

Même si sa défense semble irréprochable, le staff de Detroit aimerait qu’il devienne un expert en la matière sans pour autant négliger ses faiblesses offensives, et cela demande une grande dose de travail estivale ainsi qu’une réelle remise en question, car Johnson entamera sa troisième année en NBA mais est encore loin d’avoir le niveau suffisant pour espérer mieux que son statut actuel. 

Laisser un commentaire