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A L’APPROCHE DE LA DRAFT, LES PISTONS ORGANISENT UN GRAND NOMBRE DE WORKOUTS AFIN DE TESTER PLUSIEURS JEUNES JOUEURS DE LA CUVÉE 2017. IL EST DONC L’HEURE DE PRÉSENTER LES CIBLES PROBABLES DE DETROIT AVEC LEUR DOUZIÈME CHOIX… 

CARTE IDENTITÉ

  • Nom : Harry Giles
  • Date / Lieu de naissance : 22/4/98 à Winston-Salem (Caroline du Nord)
  • Taille : 2,08m
  • Poids : 109kg
  • Nationalité : américaine
  • Université : Duke
  • Poste : PF/C
  • Stats 2016-2017 : 11.5mins / 3.9pts / 3.8rbs / Tirs : 57.7% / LF : 50.0%
  • Comparaison : Amar’e Stoudemire
  • Mock DraftExpress : #17 (Bucks)

DESCRIPTION DU JOUEUR

Loin d’être un inconnu, Harry Giles fait partie des meilleurs prospects de la promotion 1998 depuis plusieurs années, ayant notamment remporté avec la Team USA le championnat du monde U19 2015 au cours duquel le phénomène s’est particulièrement distingué. Le natif de Caroline du nord revient alors déjà de très loin puisqu’il a ainsi manqué toute sa saison sophomore au lycée (2013-2014) en raison d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche. Revenu fort, il réalise une saison junior incroyable et ultra dominante, justifiant très logiquement qu’il soit alors considéré comme le meilleur lycéen de sa génération et promis aux tous premiers rangs de la Draft 2017. Découvrant un nouveau lycée avec le statut de top prospect, le néo-champion du monde vit un rêve éveillé jusqu’au 5 novembre 2015 où le rêve se transforme en cauchemar, lors de son premier match en tant que senior. Le genou craque une nouvelle fois et le diagnostic est dramatique : rupture des ligaments croisés. Seule bonne nouvelle, le lendemain, il annonce en direct sur ESPN qu’il s’engage à Duke, son équipe favorite, à partir de 2016. Harry Giles manque alors une nouvelle saison au lycée ainsi que tous les traditionnels événements de fin de saison réservés aux meilleurs lycéens américains et internationaux (McDonald’s All American Game, Jordan Brand Classic, Nike Hoop Summit). Harry Giles n’est pas encore à l’université qu’il doit supporter un red flag injury de la part des franchises NBA. Mais Giles est un battant qui persévère, travaille et alors qu’il semble prêt à revenir et tout casser à Duke, le destin semble s’acharner puisque début octobre 2016, il doit subir une arthroscopie pour nettoyer un genou fragile. La poisse continue, Harry est-il maudit ? Annoncé absent entre 4 et 6 semaines, Giles est couvé par coach K qui refuse de précipiter le retour d’une de ses recrues phares, surtout lors de la période peu compétitive des matchs hors Conférence. Ce n’est que le 19 décembre 2016 qu’Harry Giles joue ses premières minutes au Cameron Indoor Stadium face à Tennessee State. Le freshman n’a jamais été un élément moteur du collectif de coach K (11.5 min/match), il n’a jamais dominé une raquette universitaire et n’a pas répondu aux immenses attentes placées en lui (4 pts 4 rbds/match). Mais Harry Giles est attachant, vaillant et il a surtout été au cœur de l’un des plus beaux moments de la saison des Blue Devils : face au grand rival UNC, lors de la demi finale du tournoi de la Conférence ACC, finalement remporté par Duke, Harry Giles s’offre 4 contres et une action d’anthologie où après un contre puissant, il sprinte et de écrase, de l’autre côté du parquet, un énorme dunk en alley-oop. Malheureusement, lors de la dernière sortie de la saison des Blue Devils achevée par une défaite lors du tournoi NCAA face à South Carolina, Harry Giles ne marque aucun point. C’est dur, triste et le sentiment amer d’une alliance inachevée entre Giles et Duke est vivace. Pour ce mémo, il est impossible de ne pas insister sur le contexte environnant, sur le chemin parcouru par ce gamin d’à peine 19 ans (il les a eu le 22 avril dernier). Harry Giles est un battant et même s’il ne sera pas first pick dans quelques jours, il est en passe de réaliser son rêve d’être un joueur NBA. Et c’est déjà beaucoup. En raison de ses qualités de rebondeur , Harry Giles s’était distingué au lycée et avec la Team USA auprès des scouts NBA. C’est d’ailleurs cet atout qu’il a le plus mis en avant lors de son unique saison chez les Blue Devils, bénéficiant ainsi d’un QI basket élevé et d’une envergure très intéressante pour s’imposer dans des raquettes NCAA, tant défensivement qu’offensivement. Il sait également mettre à profit ce QI et cette envergure pour s’illustrer non seulement au contre mais aussi dans la peinture adverse. Offensivement, son touché est magnifique, ses moves et son hook sont aboutis et son tir mid-range est une valeur sûre. Dernière force, et non des moindres pour un aussi jeune joueur : son parcours et le tempérament qu’il a su se forger en conséquence. Harry Giles est une force mentale de la nature, un joueur déterminé et persévérant qui a réagi aux sifflets et aux chants « Surcoté » du public de UNC en humiliant les hommes de Roy Williams quelques jours plus tard. La première interrogation concerne son poste : Giles est-il un 4 ou un 5 ? Si sa taille (2m08) ne devrait pas être un inconvénient pour évoluer pivot dans une NBA moderne, en revanche le Giles manque nettement de densité physique pour être lancé de prime abord à ce poste. Assez frêle, il a beaucoup subi l’impact des intérieurs NCAA qu’il a affrontés cette saison, sachant d’ailleurs que l’ACC n’est pas forcément connue pour rassembler les plus belles bêtes physiques universitaires. Alors Harry Giles pourrait jouer poste 4, un poste qu’il maîtrise et où il a été aligné aux côtés du capitaine Amile Jefferson, lors de ses rares titularisations. Mais si coach K pouvait se permettre de faire jouer Giles en 4, vu l’importance de la domination dans la peinture en NCAA et le nombre de snipers de Duke, Giles pêche dans son tir extérieur. Or ne jamais tirer à 3 points dans cette NBA est rare et peu attractif pour un ailier fort. Au demeurant, si Harry Giles a montré des vraies qualités de contreur, sa naïveté défensive criante l’a empêché de prétendre à davantage de minutes dans la rotation de coach K. Défensivement, Giles souffre clairement de n’avoir joué qu’une saison pleine depuis 2013. Il commet trop de fautes (5 fautes/match avec un temps de jeu ramené à 25 minutes !) est en retard sur les switch, ne suit pas les pick and roll et se fait souvent prendre dans son dos. Enfin, si Harry Giles est un élément offensif hors pair, il existe toutefois une ombre au tableau qu’il doit vite corriger, et presque prioritairement, sous peine de concurrencer Andre Drummond et DeAndre Jordan dans un secteur peu flatteur : son pourcentage de réussite médiocre aux lancers francs (50%).

Points forts:

  • .Bon rebondeur
  • .Mental d’acier
  • .QI Basket développé
  • .Bonne envergure
  • .Panoplie offensive d’intérieur polyvalente (hook, shoot mid-range, moves au poste)

Points faibles:

  • .Physique frêle
  • .Injury prone (grosse blessure au genou)
  • .Piètre défenseur (foul trouble, naïveté, retard sur les switch…)
  • .Mauvais tireur de lancers-francs

SON APPORT POSSIBLE CHEZ LES PISTONS

Il est vrai que la probabilité de voir Harry Giles avec la casquette des Pistons sur la tête jeudi prochain est relativement basse mais force est de constater que le joueur de Duke reste un intérieur doté d’une panoplie offensive assez développée ponctuée d’un QI basket et d’un mental d’acier, non négligeables chez des Pistons encore tendres et immatures. Si les rumeurs autour de Drummond se concluent par un départ de celui-ci, Detroit pourrait bien tenir un intérieur capable de prendre des rebonds, tout en exploitant au mieux ses moves au poste…

Avec la précieuse participation de MaxDC, CM du compte @DukeMBBFr

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