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Après une saison décevante, les Pistons semblent enclins à réaliser plusieurs mouvements estivaux durant la off-season afin d’améliorer un groupe qui peine à progresser mais pour cela, il faut que le salary cap de la franchise le permette et ce n’est pas chose certaine…

SITUATION ACTUELLE

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L’épicerie NBA ouvre le 1er juillet prochain mais le garde-manger des Pistons semble d’ores et déjà rempli. Cette métaphore filée représente à l’heure actuelle les doutes liés au salary cap de la franchise du Michigan à l’approche de l’ouverture de la Free Agency samedi prochain lorsque l’horloge américaine affichera minuit. Les équipes NBA possédant une marge financière adéquate pourront partir à la chasse des ingrédients les plus délicieux (Chris Paul, Blake Griffin, Gordon Hayward, Kyle Lowry…) Les Pistons, qui devraient être à $99.0 millions – au-dessus du salary cap – seront vraisemblablement forcés à utiliser des mécaniques bien plus compliquées afin de renforcer leur groupe encore tendre et immature. Ainsi, en excluant un trade avec une autre équipe, les solutions des Pistons pour améliorer leur effectif sont limitées. Le coach / président Stan Van Gundy a déclaré qu’il était prêt à repartir avec le même groupe de joueurs lorsque la franchise évoluera dans Little Caesars Arena cet automne. Interviewé jeudi soir à la soirée spéciale Draft au Palace, Stan Van Gundy a tenu à repréciser sa confiance envers son groupe, sans pour autant oublier de clamer son envie de changements :

« J’apprécie beaucoup notre équipe. Je l’ai dit plusieurs fois, nous n’avons pas eu une bonne année. Nous pouvons revenir avec le même groupe, je pense qu’avec une meilleure santé, et des gars avec une meilleure concentration, nous pouvons être bien meilleurs avec le même groupe. Cela signifie-t-il que nous n’allons pas essayer de trouver des choses pour nous améliorer ? Pas du tout. Nous recherchons toujours un moyen de progresser. »

STAN VAN GUNDY

En effet, les Pistons sont pour l’instant à $97.3 millions (pour un salary cap fixé à $99.0 millions) en vue de la saison prochaine, en incluant le contrat de Josh Smith, coupé en décembre 2014, ce qui a permis à Detroit d’étaler son contrat jusqu’en 2020 pour un salaire annuel de $5.3 millions. En revanche, ces $97.3 millions ne prennent pas en compte tout les free agents de cet été : Aron Baynes qui a décliné sa Player Option, Kentavious Caldwell-Pope, Reggie Bullock et Beno Udrih. Mais comment la franchise du Michigan s’est-elle mise dans ce trou financier ? Flashback…

Après une première saison mouvementée dirigée par Stan Van Gundy, les Pistons se refont une beauté intégrale lors de l’été 2015 :

  • en prolongeant Reggie Jackson ($80.0 millions sur cinq ans) qui a montré de très bonnes choses après son arrivée en février 2014.
  • en draftant le jeune Stanley Johnson (Arizona – 8ème position) afin d’apporter un nouveau potentiel et un renfort défensif.
  • en signant Aron Baynes ($24.0 millions sur trois saisons) pour épauler au mieux un Andre Drummond encore trop irrégulier.
  • en offrant un second tour de Draft 2020 pour récupérer Marcus Morris, Reggie Bullock et Danny Granger (ce dernier fut coupé par la suite).
  • en échangeant Brandon Jennings et Ersan Ilyasova à Orlando afin d’accueillir un réel renfort offensif en la personne de Tobias Harris (qui venait de prolonger quatre années pour $64.0 millions).

Poussé par l’un des meilleurs cinq majeurs de la ligue (en +/-) les Pistons retrouvent les Playoffs ainsi que le All-Star Game avec la participation d’Andre Drummond. L’été dernier, Stan Van Gundy décide de renforcer le plus gros point noir de la saison à savoir le banc :

  • en enregistrant les arrivées de Jon Leuer ($42.0 millions en quatre années) et Ish Smith ($18.0 millions sur trois saisons)
  • en récompensant son pivot Andre Drummond qui rempile cinq années à hauteur de $127.0 millions, après sa bonne saison individuelle
  • en apportant un nouveau renfort dans la raquette en la personne du pivot serbe Boban Marjanovic ($21.0 millions pour trois saisons)

Cependant, malgré ces renforts, les Pistons n’ont pas su retrouver le chemin des Playoffs pour la seconde année consécutive, le projet semble montrer ses limites, tout comme les cadres de l’équipe (Reggie Jackson et Andre Drummond). Ce sont toutes ces transactions qui expliquent pourquoi les Pistons sont là où ils sont aujourd’hui. Mais après plusieurs années sans Playoffs et sans espoir, Stan Van Gundy avait-il réellement le choix pour solidifier sa reconstruction ?

PROLONGATION DE KCP

Kentavious Caldwell-Pope, C-plus. The only player to

Dorénavant, la logique du projet voudrait que Kentavious Caldwell-Pope prolonge à Detroit, surtout après sa bonne saison où il apparaissait au milieu de ce désastre collectif comme l’un des seuls maillons irréprochables de part sa défense et son leadership dans les moments importants. Cependant, après les échecs que furent les contrats de Reggie Jackson et Andre Drummond, les dirigeants de Detroit freinent légèrement les négociations. Même si chaque protagoniste clame l’envie de continuer l’aventure, force est de constater que les Pistons ne peuvent pas prolonger l’arrière de 24 ans au max, ce qui signifierait officiellement la fin du projet de Van Gundy sur le marché NBA pour les cinq prochaines années, sauf si miraculeusement, Andre Drummond confirme enfin son potentiel de supposée superstar et que Reggie Jackson retrouve son niveau mais cela reste peu probable.

Lors de la NBA Trade Deadline, les Philadelphie 76ers se sont montrés très intéressés par les services du joueur de Detroit et voulaient même monter un trade pour s’attacher ses services. Plus récemment, le New York Post a annoncé que les Brooklyn Nets ferait de Kentavious Caldwell-Pope leur priorité lors de la Free Agency à venir. Ces deux équipes peuvent proposer un contrat de $103.0 millions sur quatre saisons, ce qui mettrait les Pistons en difficulté s’ils souhaitent s’aligner.

Par conséquent, Caldwell-Pope pourrait bien rester dans le Michigan si les dirigeants acceptent de lui offrir ce qu’il souhaite à savoir le contrat maximum avoisinant les $120.0-130.0 millions de dollars sur cinq années, sauf si le joueur de 23 ans fait un effort financier pour permettre à son équipe de conserver une petite marge financière sous la Luxury Tax mais il ne faut pas se leurrer car avec un agent du calibre de Rich Paul (Tristan Thompson, LeBron James, Eric Bledsoe, JR Smith, John Wall, Ben Simmons…) et les récents contrats signés (Evan Fournier $85.0 millions sur 5 ans, Jordan Clarkson $50.0 millions sur 4 ans ou Allen Crabbe $75.0 millions sur 4 ans), l’ancien pensionnaire de Georgia ne baissera sûrement pas sa demande. Cependant, Detroit pourra égaler toutes les offres le concernant et c’est pour cela la prolongation de KCP risque de traîner un long moment car les Pistons devraient attendre que leur joueur reçoive une offre pour s’aligner afin d’économiser. En tout cas, cette extension de contrat pourrait bien dicter toute la Free Agency des Pistons cet été, ce sera l’élément révélateur de l’avenir du projet à Detroit.

BEAUCOUP DE BRUITS, PEU DE SOLUTION

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L’autre gros dossier estival concerne Andre Drummond et Reggie Jackson. En effet, les deux joueurs portent en grande partie sur leurs épaules, l’échec collectif que la franchise du Michigan a connu cette saison. La passivité, l’irrégularité voire la régression du pivot de 23 ans ont été ciblé par les dirigeants de Detroit , alors que l’ancien meneur du Thunder est remis en cause de part sa mauvaise gestion et son comportement trop souvent égoïste sur le parquet. Après une saison marquée par plusieurs échecs individuels mais surtout collectifs, Stan Van Gundy semble enclin à effectuer quelques changements au sein de son équipe afin d’améliorer ce jeune groupe qui ne manque néanmoins pas de potentiel. Logiquement les deux principales cibles visées qui pourraient plier bagages sont Andre Drummond et Reggie Jackson, les supposés leaders de la franchise du Michigan étaient déjà au cœur des rumeurs de départs lors de la NBA Trade Deadline, cela montre tout de même l’incertitude du front office de Detroit par rapport au réel potentiel de ce duo. 

Auteur d’une saison prolifique sur le plan individuel, Andre Drummond (13.6 points 13.8 rebonds) avait reçu une prolongation de contrat à hauteur de $130.0 millions sur cinq années. Cependant, l’intérieur de 23 ans a finalement connu une année bien compliquée marquée par des statistiques aux rebonds et aux contres en baisse, des pourcentages aux lancers-francs toujours aussi calamiteux, une défense qui manque constamment d’intensité et de concentration mais surtout un visage et un comportement ternis par une passivité maladive.

Alors qu’il était considéré comme l’artisan majeur du retour en Playoffs, Reggie Jackson (14.5 points 5.2 passes) a violemment été stoppé dans son élan positif par une tendinite au genou lors de sa préparation en septembre dernier. Alors que les médecins lui conseillaient de prolonger sa rééducation, l’ancien meneur du Thunder a décidé d’écourter sa durée d’indisponibilité, afin de retrouver au plus vite sa place de titulaire, ce qui représente a posteriori la plus grosse erreur de la saison. En effet, Reggie Jackson peinait à retrouver son niveau initial de part une mauvaise gestion du ballon pendant que l’équipe implosait.

En donnant la triste réalité financière, Van Gundy montre qu’il n’a pas réellement d’autres choix que de laisser une seconde (et dernière) chance à son équipe. Avec les faibles valeurs marchandes de Reggie Jackson et Andre Drummond, qui n’attirent pas vraiment les convoitises, la franchise du Michigan devrait être au cœur des rumeurs lors de ces deux prochains mois sans réel changement. 

8 commentaires sur « La banque des Pistons est-elle en surchauffe ? »

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