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Arrivé à Detroit en échange de Marcus Morris, Avery Bradley permet aux Pistons d’améliorer leur défense extérieure en ajoutant par la même occasion un joueur intelligent reconnu pour son attitude exemplaire et son comportement irréprochable. Suite à cette transaction, les Pistons ne sont plus obligés de prolonger Kentavious Caldwell-Pope pour un contrat max

UNE NÉCESSITÉ DANS LE PROJET ?

Après une saison ponctuée d’une triste dixième place résultant d’un bilan négatif de 37 victoires pour 45 défaites, les Pistons avaient plus que besoin de changements drastiques au sein du projet de Stan Van Gundy qui a montré ses premières fragilités. Alors que l’on attendait un mouvement sur les postes de meneur de jeu ou de pivot, le coach / président de Detroit a préféré se concentrer exclusivement sur les arrières avec la draft de Luke Kennard puis l’arrivée dans un second temps d’Avery Bradley. Avec l’arrière de 26 ans dans ses rangs, Stan Van Gundy peut compter sur un défenseur-shooteur (3 and D) beaucoup plus efficace et régulier que Kentavious Caldwell-Pope mais surtout moins cher puisque ce dernier prétendait à un contrat max avoisinant les $20.0 millions annuels que le front office de Detroit était prêt à lui offrir s’il ne trouvait pas une solution immédiate. Le choix de faire venir l’ancien joueur de Boston reste une chose nécessaire pour le groupe de Van Gundy car cela permet d’ajouter plus d’expérience et de régularité, tout en conservant l’apport et l’impact indispensables que Kentavious Caldwell-Pope pouvait avoir sur le jeu des Pistons. Cette arrivée semble correspondre aux objectifs estivaux que les dirigeants s’étaient fixés en juin dernier à savoir améliorer la défense et le shoot extérieur. 

UN PROBLÈME REPORTE D’UNE ANNÉE ?

Cependant, même si Avery Bradley améliore considérablement les Pistons de part l’upgrade qu’il représente comparé à Caldwell-Pope, cela reste tout de même un pari assez risqué de perdre un cadre comme Marcus Morris pour un joueur ayant plus qu’une année de contrat. En effet, le nouveau joueur de Detroit sera unrestricted free agent dans un an exactement, ce qui signifie qu’il pourra signer où il le souhaite contrairement à cet été où la décision de quitter Boston revenait seulement à Danny Ainge (GM des Celtics). Si les Pistons ne parviennent pas à convaincre Bradley de prolonger à Motor City, ce trade n’aura été bénéfique aux Pistons qu’une seule et unique saison. De plus, les problèmes liés au salary cap de la franchise du Michigan seront toujours présents l’année prochaine sauf si les dirigeants réussissent à échanger un gros contrat comme Andre Drummond, Reggie Jackson, Jon Leuer ou Tobias Harris. En revanche, le duo Stan Van Gundy et Jeff Bower auront peut-être moins de mal à prolonger Avery Bradley pour une somme conséquente que Kentavious Caldwell-Pope, étant donné que ce dernier n’est encore qu’un simple jeune role-player irrégulier, là où l’ancien Celtics est d’ores et déjà un talent confirmé et reconnu, plusieurs fois nommé dans une All-NBA Defensive Team. Pour conclure, Avery Bradley est un véritable renfort pour les Pistons, une plus-value évidente comparé à « KCP », néanmoins cette arrivée est un réel danger pour Detroit de part le risque de le perdre l’été prochain. Si cela s’avère être le cas, il ne resterait qu’un second tour de Draft 2019 des départs de Marcus Morris, Kentavious Caldwell-Pope et Avery Bradley.

 

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