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A la conquête d’un intérieur pour finaliser les postes d’ailiers après la prolongation de Reggie Bullock, les dirigeants des Pistons voulaient utiliser la bi-annual exception de $3.3 millions pour recruter un vétéran capable d’apporter son énergie et son expérience. Arrivé en décembre 2014 (quelques jours après le renvoi de Josh Smith), Anthony Tolliver avait ramené l’espoir à Motor City, en réparant la machine à vibrations du Palace. En effet, les Pistons avaient enchaîné pas moins de sept victoires consécutives après sa signature, en brisant ainsi la triste série de dix-sept défaites sur les vingt dernières rencontres avant Noël. En deux saisons dans le Michigan, l’ailier-fort de 32 ans alignait 6.3 points 3.4 rebonds à 40.4% aux shoots en 124 matches. (20.2 minutes par match).

Interviewé lors de la conférence de presse, l’ailier fort de 32 ans a été franc et a avoué vouloir apporter ce qui manquait aux Pistons la saison passée à savoir un vétéran capable d’endosser le costume de leader vocal :

« Je cherche à moyen d’apporter quelque chose à cette équipe, qui manquait l’année dernière d’après moi. J’ai gardé un œil sur les Pistons, j’ai eu la chance de parler un peu avec Andre (Drummond) et Reggie (Jackson). Le leadership manquant est une chose que je pouvais voir de loin. Je ne manque de respect à personne, je constate seulement. Les gars ont besoin de leaders, de personnes qui sont enclines à parler quand il faut, des gars qui peuvent leur parler à des moments où personnes osent parler. Ils ont besoin de quelqu’un qui veuille bien parler avec eux et dire ce qu’ils doivent entendre. Quelqu’un qui doit être sur le parquet pour les tirer vers l’avant. Je vais faire tout ce que je peux pour aider cette équipe à retrouver les Playoffs. »

ANTHONY TOLLIVER

Par ailleurs, le coach / président des Pistons est satisfait de l’arrivée  de Tolliver qu’il considère comme un joueur capable de jouer plusieurs minutes en étant un réel leader :

« C’est l’un des joueurs NBA avec le meilleur caractère et ce qu’il fera d’un point de vue leadership est important pour notre équipe je pense mais c’est aussi capital qu’il puisse être capable de jouer. C’est dur d’être un leader qui ne joue pas mais Anthony (Tolliver) joue encore à un niveau élevé. Il est ce qu’un professionnel devrait être chaque jour lors des entraînements et des matches. Il pourra lever la voix quand ce sera un moment approprié. »

STAN VAN GUNDY

De plus, l’ancien joueur des Kings assure pouvoir être physiquement prêt à intégrer la rotation sur l’ensemble des 82 matches et qu’il saura remotiver ce jeune groupe encore tendre et immature :

« Je ne prendrai pas ce rôle comme un simple mentor qui s’assoit au bout du banc. Il me reste encore beaucoup de basket en moi. Il faut juste que je sois capable de venir jouer et d’être en même temps un leader qui aide certains de ces jeunes joueurs à devenir plus matures mais aussi meilleurs en tant qu’homme. J’attache une importance à aider les gars en dehors du parquet aussi bien que sur le parquet. C’est ma manière de m’impliquer en tant que joueur de cette ligue. »

ANTHONY TOLLIVER

Cette saison, Tolliver tournait à 7.1 points 3.6 rebonds à 44% aux shoots en 65 matches (22.7 minutes par match) sous le maillot des Sacramento Kings, avant d’être coupé en mai dernier.

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