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 Après une saison rookie (drafté à la 8ème position en juin 2015) convaincante tournant à 8.1 points 4.2 rebonds, Stanley Johnson a énormément déçu pour sa seconde campagne en NBA. Avec des stats en baisse (4.4 points 2.5 rebonds) et une panoplie offensive toujours aussi fragile, « Stanimal » s’était attiré les foudres de son coach Stan Van Gundy : « Il doit être meilleur lors des entraînements. Il doit être meilleur lors des exercices et tout ça. Il doit bosser pour progresser. » 

Interviewé par le Detroit Free Press, l’ailier de 21 ans est conscient que la saison prochaine sera capitale pour lui, et que les attentes seront plus élevées. Plus le choix donc, Johnson doit mettre les bouchées doubles pour progresser (en attaque notamment) et cela passe par un long processus estival :

« Je dois travailler. Si tu mets les bons ingrédients dans le pot, tu finis par en sortir de bonnes choses. J’ai eu l’opportunité de jouer davantage et d’avoir le rôle que je vise dans ma carrière. Je suis excité pour la suite même si je ne sais pas ce que ça va donner. Ça peut être vraiment, mais vraiment génial, comme ça peut être médiocre. J’ai le sentiment d’être l’ailier naturel de cette équipe. Il est temps pour moi de briller, faire ce que j’ai à faire. Je pense être dans une meilleure position pour que, quoi qu’il arrive, avec 30 minutes par match, ils estiment que je ferais le bon choix. Je vais être un meilleur joueur. »

STANLEY JOHNSON

Souvent critiqué voire puni par Stan Van Gundy, l’ancien pensionnaire d’Arizona semble avoir retenu la leçon cette fois-ci, puisqu’il passe l’intégralité de ses vacances d’été, à Santa Barbara (Californie) pour qu’il puisse travailler dans un centre spécialisé P3 appelé « Peak Performance Project ». Grâce au système crée par le Dr. Mark Elliot en 2005, les athlètes peuvent mesurer leurs performances physiques en échange de conseils et prévisions détaillés. « Quand la Science rencontre le Sport… ! »

Avec les départs de deux cadres de l’équipe (Marcus Morris et Kentavious Caldwell-Pope), le statut de Stanley Johnson va considérablement augmenter, et il devra se montrer présent car le coach/président des Pistons nécessitera pas de l’échanger à la mi-saison si sa dose d’entraînements quotidienne est une nouvelle fois jugée trop faible par le staff. A noter que l’arrivée de Avery Bradley – reconnu comme l’un des meilleurs défenseurs extérieurs – pourrait jouer un rôle prépondérant dans l’explosion de Johnson car l’ancien bulldog de Boston fait d’ores et déjà office de vétéran parfait pour un joueur encore trop tendre et immature.

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