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Échangé de Boston à Detroit (contre Marcus Morris) au cours de la Free Agency du mois de juillet, Avery Bradley débarque dans le Michigan les mains remplies de belles promesses et d’espoir. En effet, après avoir souligné son envie de changer le visage de la franchise et présenté ses objectifs collectifs et individuels à l’entame de cette nouvelle saison, le nouvel arrière des Pistons insiste désormais sur l’aspect défensif de l’équipe.

Interviewé par le site officiel Pistons.com, l’ancien pensionnaire des Longhorns du Texas est satisfait de pouvoir côtoyer un coach du calibre de Stan Van Gundy. Sous-estimé par les fans NBA mais respecté dans le milieu étroit de la ligue, le coach à la moustache bien brossée pourrait bien faire progresser l’arrière de 26 ans, du moins d’après le principal intéressé :

« La première chose qu’on me dit c’est ‘tu vas adorer Stan. Avec ta personnalité et ton travail, tu vas l’adorer. Vous allez parfaitement ensemble’. On sait tous que c’est un bon entraîneur. Il est très intense. J’ai le sentiment qu’il va m’aider à progresser, m’aider à sortir de ma zone de confort, ce qui va me permettre de passer au niveau supérieur. »

AVERY BRADLEY

Néanmoins, le chouchou des Celtics Fans précise qu’il prendra son temps pour s’intégrer au mieux dans le groupe de Van Gundy, avant d’inculquer à ses nouveaux coéquipiers cette culture de bosseur à la mentalité de guerrier :

« Quand tu es dans une nouvelle situation, comme ça, il faut avancer au jour le jour. Tu ne veux pas simplement arriver et dire aux gens ce qu’ils ont à faire, donc je cherche un moyen d’aider notre équipe dans ce sens. Mais on a un super groupe et j’ai le sentiment que je peux vraiment aider des gars dans cette équipe pour qu’on puisse exploiter pleinement notre potentiel, individuellement et collectivement. »

AVERY BRADLEY

La défense est un art du basket que Bradley maîtrise à la perfection, et c’est également un aspect du jeu qui lui tient réellement à cœur. Et il rappelle que même sous le maillot des Pistons, il est toujours prêt à en découdre chaque soir face aux meilleurs back-courts de la ligue :

« C’est ce que j’attends tous les soirs. J’aime ce challenge. Je ne recule devant personne, et c’est pour ça que je joue au basket : pour me mesurer aux meilleurs joueurs, me battre contre eux à haut niveau tous les soirs. Tout le monde sait que j’apporterai ça tous les soirs. »

AVERY BRADLEY

L’arrivée de Bradley à Motor City a malheureusement conduit Marcus Morris dans le Massachusetts, ce qui présage d’un statut revu à la hausse pour Stanley Johnson. Avery Bradley compte bien se réunir avec le numéro 7 des Pistons (qu’il compare à Ron Artest enfin Metta World Peace, plutôt The Panda’s Friend, bref…) pour s’entraîner ensemble avec l’espoir de former une paire défensive destructrice : 

« On doit se réunir et avoir une vraie conversation parce que Stan est très talentueux. S’il accepte ce rôle, ça peut le transformer. Il peut être un défenseur d’élite à mes yeux. Même à Boston, je le voyais et je me disais qu’il était fort. Il me rappelle Ron Artest. S’il est capable de répondre présent, il faut laisser le coach et ses coéquipiers le mettre au défi d’être le meilleur défenseur sur le parquet tous les soirs – l’état d’esprit que j’ai – et il pourra être un joueur spécial. »

AVERY BRADLEY

A 26 ans, Avery Bradley aura un rôle de leader vocal dans le vestiaire. Il est l’un des joueurs les plus expérimentés du roster, derrière Anthony Tolliver (32 ans), Boban Marjanovic (29 ans), Ish Smith (29 ans) et Jon Leuer (28 ans). Avec son intelligence, son charisme, son expérience à Boston et ses 413 matches NBA à son actif répartis en sept saisons, nul doute que l’arrière fera un bien fou pendant les moments sombres de la saison à venir.

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