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RETROUVEZ LE CHOC DUKE – MICHIGAN STATE CETTE NUIT À 01H00, AU UNITED CENTER DE CHICAGO


Michigan State revient enfin au premier plan après deux saisons de galère marquées par les blessures et les upsets.

LE PAIN NOIR

4 avril 2015, Indianapolis, peu après dix-neuf heures selon les horloges de la salle, les Spartans quittent le Lucas Oil Stadium la tête basse, après une lourde défaite face à Duke (81-61). C’est la dernière fois que l’on a vu MSU lors d’un final four. Pourtant, l’année suivante, ils arrivent ultra favoris – tout comme Villanova, pour le titre national. Après avoir survolé la première partie de championnat hors-conférence en terminant invaincus, les Spartans vont pourtant trébucher à cinq reprises lors du début de leur calendrier, avant de se reprendre et d’enchaîner neuf victoires, se présentant ainsi à la March Madness le titre de conférence entre les mains et le trophée de joueur de l’année dans celles de leur homme à tout faire Denzel Valentine. Mais le rêve tourne au cauchemar pour eux lorsqu’ils se font sortir par la modeste fac de Middle Tennessee en pointant au seed #2 (réitérant leur exploit cette année avec Minnesota), dans ce qui est l’un des upset les plus retentissants de l’histoire de la NCAA. Petite éclaircie néanmoins, au milieu de tout ce brouillard durant l’été, avec l’intronisation de coach Izzo au Hall of Fame.

Et les galères ne font que continuer. Toujours bien classé en début de saison malgré le départ de cinq de leur six meilleurs scoreurs, dont Denzel Valentine (drafté par les Chicago Bulls), MSU peut compter sur une grosse classe de freshmen (tous classé entre 1 et 8 à leur poste) ainsi que l’arrivée de Ben Carter en provenance de UNLV pour maintenir le cap.

Mais dès la pré-saison, Carter se blesse gravement (on ne le reverra pas de l’année), tout comme Gavin Schilling. Et ce n’est pas le seul, Matt Van Dyk ne jouera que sept petits matches, quant à Bridges, la recrue star, elle en ratera une petite dizaine entre décembre et janvier, sans compter le temps perdu à reprendre le rythme. Quand on combine cela avec un calendrier affreux, on retrouve des freshmen pas forcement destinés à être one-and-done jetés dans la fosse aux lions.

C’est donc avec un bilan de 19-14 (10-8 dans la Big 10) et une défaite en quart de finale du tournoi de conférence face à Minnesota que les Spartans se présentent à la March Madness héritant du seed #9. Malgré une victoire au premier tour face aux Miami Hurricanes, la saison des hommes de coach Izzo se termine rapidement. En effet, les champions de la Big 12 Kansas leur infligent une défaite de vingt points lors du « Round of 32 », la blessure de Eron Harris pendant les tournois étant la goutte d’eau de trop pour MSU.

LA LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL ?

Cependant, tout n’est pas si noir du côté de East Lansing, cette année de transition a permis à un groupe très jeune de prendre une quantité d’expérience impressionnante en seulement une année, et c’est un groupe mûr qui, malgré son jeune âge encore, accueille cette année une nouvelle classe de recrutement plus qu’intéressante, bien que maigre. Celle-ci étant emmenée par l’ailier-fort Jaren Jackson- faisant partie du top 10 des lycéens.

Et comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, nous avons appris en juin dernier que Miles Bridges – bien que promis à un spot de lottery pick à la NBA Draft 2017, revenait une année de plus avec l’objectif d’emmener ses Spartans au sommet de la hiérarchie du College et ainsi rapporter à la maison, un titre qui les fuit depuis 2000.

LEURS ARMES

C’est donc emmené par sa frontline démentielle, un Miles Bridges enfin à son poste et un Tom Izzo toujours aussi aiguisé que Sparte part conquérir le Péloponnèse de la NCAA. Avec les nombreuses ennuis connues l’année dernière, les Spartans n’avaient pas pu profiter de leur arme principale au maximum, Bridges étant obligé d’exporter ses talents au poste d’ailier-fort durant toute la durée de la saison passée, à cause notamment des blessures en cascade qu’a connu la raquette de MSU.

Mais ce temps est révolu, et le natif de Flint va donc retrouver sa zone de confort sur l’aile : une bonne nouvelle, aussi bien pour l’équipe que pour lui. Même si son « draft stock » est déjà ultra haut, il va enfin pouvoir afficher toute sa palette technique, physique et tactique là où elle s’exprime le mieux à savoir au poste d’ailier. Le College va enfin voir le « Preaseason  Consensus All-American » et favori au Naismith Award en pleine possession de ses moyens.

Mais ne parler que de lui ne rend pas vraiment justice à ses compagnons de vestiaire, car l’équipe regorge de talents à tous les postes. Outre Ben Carter, Gavin Shilling, les vétérans Nick Ward et Joshua Langford (cinquième année universitaire pour eux), il y a un nouveau joyau dans la poche de Tom Izzo et il s’appelle Jaren Jackson Jr.

Déjà comparé à Kevin Garnett par beaucoup d’observateur pour son physique longiligne, ses bras sans fin (7-4 de wingspan) et donc par extension ses talents de contreur-rebondeur, ainsi que son range au tir, le freshman a impressionné par sa défense lors du premier match de la saison et est déjà attendu dès ce soir face à l’autre superstar du poste dans le paysage collégial : Marvin Bagley Jr de Duke. En plus, son profil s’annonce déjà hyper complémentaire avec Nick Ward, qui lui est plus un homme de peinture, qui aime le contact et le travail poste bas. Et puis comment ne pas craindre un effectif comme cela quand celui-ci est emmené par Monsieur Tom Izzo, qui est sans doute le cornac le plus tactique parmi tous les monstres du coaching pullulants en NCAA depuis la fin de l’ère Pitino.

Pour conclure, tout résultat inférieur à un Final Four sera logiquement considéré comme un échec cuisant du côté d’East Lansing alors que cette équipe à seulement une fenêtre de tir de un an, les départ des seniors, de Miles Bridges et de Jaren Jackson Jr étant quasiment déjà actés pour le mois de juin prochain.

Rédigé par Aurélien Pinson, spécialiste NCAA du site Micro Timeout


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