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Dans la famille des belles histoires NBA, on demande Reggie Bullock à la barre. Un joueur qui est resté pendant ses quatre premières saisons collé sur le quinzième siège du banc des Clippers, des Suns puis des Pistons depuis juillet 2015. Néanmoins, l’ailier de 27 ans a profité des changements tactiques opérés par Stan Van Gundy à Noël pour se glisser officiellement dans le cinq majeur de Detroit.

Interviewé par le Detroit News, l’ancien pensionnaire de North Carolina revient sur son parcours atypique qui, par un travail acharné et une confiance accordée, s’est transformé en conte de fée :

« Avec mon passé, j’aurais dû être en dehors de la ligue, ou au mieux en train de bosser pour y revenir, mais j’ai atterri au bon endroit. C’était écrit. J’ai eu la possibilité de regarder, d’apprendre, et maintenant j’ai l’opportunité de jouer et d’aller de l’avant. Ça montre que les gens se précipitent parfois pour juger, et ça ne fonctionne pas toujours comme ça. Ça fait cinq ans qu’ils sont là, et je pense que les meilleurs ne sont plus les mêmes. »

REGGIE BULLOCK

Malgré les mauvais résultats collectifs, il reste confiant concernant la suite des événements et espère pouvoir développer des automatismes tactiques avec ses coéquipiers durant la période estivale :

« Ce serait vraiment top de garder tout le monde. On devra continuer à apprendre à se connaître et garder contact cet été pour pouvoir arriver soudés en septembre. Tant que tout le monde reste en bonne santé, j’ai le sentiment qu’on pourrait former un cinq difficile à arrêter. »

REGGIE BULLOCK

Depuis l’arrivée de Blake Griffin, le jeu offensif des Pistons manque de diversité et de régularité – faute à un playbook vierge de Stan Van Gundy, qui peine à faire jouer un groupe qu’il a lui-même imaginé sur le papier. Cependant, Bullock est l’un des seuls joueurs ayant parvenu à établir une relation solide avec Griffin, probablement due à leur passé commun aux Clippers :

« J’ai vu sa façon de jouer avec J.J. (Redick) aux Clippers et son jeu sans dribble. L’alchimie est une chose naturelle qui est venu quand il est arrivé ici et nous avons continué à la faire grandir. Désormais, nous essayons de conserver ce que nous avons mis au point. »

REGGIE BULLOCK

Tournant à 11.3 points par match en 27 minutes, il réalise la saison la plus aboutie de sa carrière avec le deuxième meilleur pourcentage à 3-pts de la ligue (44.5%). Possédant une Team Option à $2.5 millions, les Pistons devraient logiquement le conserver. Une belle récompense pour celui qui fut l’un des moteurs les plus réguliers de l’année avec Andre Drummond et Anthony Tolliver.

Source image : Outsports

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