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Après une troisième non-qualification en Playoffs en quatre années, les Pistons ne parviennent pas à grandir pour retrouver les hautes sphères de la conférence Est. Au milieu de cette longue crise, un homme est désormais ciblé : Stan Van Gundy. Arrivé à Detroit en mai 2014 avec la double-casquette de coach et président, il semble perdu face aux problèmes de l’équipe.

Interviewé par le site officiel de la franchise, il revient sur les derniers mois qui furent bien compliqués pour Detroit, que ce soit sur le plan des résultats ou des blessures, car le retour de Reggie Jackson s’est fait plus tard que prévu :

« J’ai vu assez de choses de la part de notre équipe en termes de résultats et de jeu, pour affirmer qu’elle est solide si elle reste en bonne santé. Les trades effectués étaient une anticipation au retour de Reggie (Jackson), pour l’avoir au moins 20 matchs avec Blake (Griffin), mais ils n’ont joué ensemble que 4 matchs. Si nous avions eu tout le monde, je pense que le trade de James (Ennis) aurait pu nous aider à faire ce sprint final. »

STAN VAN GUNDY

Même si le propriétaire des Pistons a affirmé la semaine dernière vouloir rencontrer le coach des Pistons pour clarifier le futur de la franchise, Van Gundy a déjà l’esprit tourné à l’inter-saison :

« Je suis sous contrat, donc tant que Tom Gores (ndlr. propriétaire) ne me dit pas quelque chose de différent, nous irons de l’avant. Il me faudra sept ou dix jours avant que je retourne travailler, ce sera surtout pour décompresser de la saison. Ensuite, je commencerai à mettre mes premières idées sur papiers. J’en ai d’ailleurs déjà mis. Il faut toujours avoir l’esprit frais quand on travaille. »

STAN VAN GUNDY

Avec seulement 39 victoires au compteur, les Pistons savent qu’il faudra réaliser des ajustements estivaux pour renforcer l’équipe. Cependant, avec un salary cap à $5.0 millions en-dessous de la Luxury Tax, sans premier tour de Draft 2018 ou de bonnes valeurs marchandes, la marge de manœuvre paraît infime. En réalité, mise à part les exceptions, Detroit ne possède pas énormément d’armes sur le marché de juillet.

Néanmoins, Stan Van Gundy se veut optimiste en soulignant les points forts que son équipe dispose d’ores et déjà. Il met étrangement l’accent sur la défense qui apparaissait pourtant comme insuffisante :

« Nous possédons de la taille et de la force. Quand vous avez Andre (Drummond) et Blake (Griffin), vous pouvez être capables de défier n’importe qui dans la raquette. Vous avez également de la taille sur le poste de meneur avec Reggie (Jackson) qui peut aider défensivement en termes de solutions défensives, sur les switchs notamment. Tous nos gars dans cette unit sont bons dans les déplacements. Quand vous observez les matchs avec Blake – même si Reggie et lui ont peu joué ensemble – vous pouvez voir que nous étions bons en défense. »

STAN VAN GUNDY

En effet, sur les vingt-cinq matches joués par Blake Griffin à Detroit, les hommes de SVG ont encaissé plus de 110 points à dix reprises et plus de 100 points à dix-huit reprises. Les impressions du coach peuvent donc sembler quelque peu faussées par une communication de fin de saison désastreuse.

De plus, le coach / président de Detroit affirme que l’équipe possède de bons éléments à développer que l’on peut associer aux cadres déjà présents, mais la clef du succès repose sur la santé des joueurs dont une majorité sont injury prone :

« Offensivement, nous avons deux joueurs capables de scorer avec Reggie (Jackson) et Blake (Griffin) mais qui peuvent aussi créer pour les autres. Le jeu de passes de Blake ajoute quelque chose de plus. Nous allons devoir développer Luke (Kennard), Henry (Ellenson) et Stanley (Johnson). Et nous avons une bonne fondation avec Reggie, Blake, Andre (Drummond) et Reggie Bullock. Je pense que c’est une équipe qui peut très bien jouer mais elle doit rester en bonne santé. C’est le cas de la plupart des équipes. »

STAN VAN GUNDY

Les prochaines semaines seront capitales pour l’avenir de la franchise. Certes Stan Van Gundy semble déjà concentré sur la saison prochaine mais ce n’est pas certain qu’il soit encore présent dans le Michigan. Comment broder un groupe cohérent autour du duo intérieur sans flexibilité financière et premier tour de Draft ? Grâce à l’arrivée de Blake Griffin, les Pistons possèdent enfin un leader offensif et une fondation solide sur laquelle ils peuvent s’appuyer jusqu’en 2022 mais vont-ils pouvoir concrétiser ce trade

Source image : Yardbarker

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