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Après une saison décevante, les Pistons se doivent de faire des changements pour revenir en septembre avec un effectif renforcé mais difficile d’y parvenir quand le salary cap est déjà dans le rouge. Paradoxalement, cela n’inquiète pas Stan Van Gundy.

Interviewé par le site officiel, le coach-président des Pistons a tenu à affirmer qu’il ne ressentait aucune limite ou gêne liée au salary cap. Il est courant de dire qu’une équipe ayant autant de cap space engagé, possède peu de flexibilité. Mais Van Gundy ne le voit pas de cette manière. Avoir de nombreux contrats garantis donne beaucoup plus d’équipes potentiellement intéressées par un trade :

« Je ne pense pas que l’on ait un trou significatif. Tout est une question d’améliorations et je pense que nous pouvons faire certaines choses. Nous possédons beaucoup de flexibilité en termes de trades. A ce stade, je ne suis pas sûr qu’il faille absolument le faire mais il y a des choses qui peuvent être faites. »

STAN VAN GUNDY

Ainsi, les Pistons ne considèrent pas le fait d’avoir un salary cap rempli de plus de 100 millions de dollars en contrats garantis, comme un obstacle à la construction du roster. Le revers de la médaille est qu’ils repartent cet été avec leurs cinq titulaires et trois joueurs de bancs clés sous contrats (Luke Kennard, Ish Smith et Jon Leuer).

D’ailleurs, le dossier Jon Leuer est bien plus complexe, car après un exercice 2017 irrégulier mais satisfaisant, l’intérieur a manqué l’intégralité de la saison 2018 pour une blessure à la cheville.
Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, Anthony Tolliver (free agent) a réalisé l’une de ses plus belles saisons en carrière et Blake Griffin a rejoint le Michigan. Ce dernier a le plus gros contrat de l’effectif et évolue au même poste que Leuer :

« Une chose me reste en travers de la gorge, c’est la blessure de Jon (Leuer). AT (Anthony Tolliver) a connu une saison formidable et nous sommes tous excités par ce qu’il a fait. Il a tourné à 9 points et à peu près 3 rebonds. L’année dernière, Leuer marquait 10 points avec 5 rebonds, donc peu importe ce que les gens pensent de lui, c’était une grosse perte pour nous. »

STAN VAN GUNDY

Un dilemme se crée donc : que faut-il faire ? Prolonger Anthony Tolliver ou redonner sa chance à Jon Leuer après un an d’absence ? Difficile de se prononcer mais il est vrai que la saison de Tolliver est tout de même bien meilleure, en termes de rapport productivité / prix, que celle de son coéquipier en 2017.

L’ajout de profondeur sur les ailes sera l’objectif principal de l’inter-saison, par tous les moyens possibles. Stan Van Gundy apprécie Reggie Bullock, Luke Kennard et Stanley Johnson, mais ils auront besoin d’au moins un et probablement deux autres joueurs qui apportent une combinaison de shoot extérieur, de polyvalence défensive, de taille et de qualités athlétiques pour combler les faiblesses sur les postes 2 et 3. Et dans cette optique, James Ennis (free agent) pourrait être prolongé si la franchise du Michigan ne trouve guère mieux.

La panoplie offensive de Henry Ellenson reste intrigante et il continuera à travailler au cours de sa troisième saison pour décrocher un statut régulier. Avec un nouvel été passé à se muscler, il pourrait remplir le rôle que Van Gundy recherche – à savoir celui d’un intérieur qui s’écarte, capable de jouer aussi bien en pivot qu’en ailier-fort.

Eric Moreland s’est avéré une option de rotation digne de ce nom lors de sa première saison complète, offrant une solide protection du cercle avec une activité sérieuse aux rebonds. Il n’a pas cessé de s’améliorer au fil des mois jusqu’à réaliser un match drummondesque face aux Bulls (16 points 17 rebonds 4 passes 4 interceptions 4 contres).

En conclusion, les Pistons ne se sentent pas emprisonnés par leur situation financière. A noter, qu’ils ont à leur disposition une mid-level exception ainsi qu’une enveloppe de trade exception de $7.0 millions liée à l’échange de Blake Griffin.

Source image : SportSpyder

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