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« Tu essayes de prendre ma place ? » plaisantait Andre Drummond après le dernier match de la saison, face aux Bulls où Eric Moreland (16 points 17 rebonds 4 passes 4 interceptions 4 contres) était titulaire. Signé cet été après une Summer League intéressante, le pivot a profité du manque de profondeur sur le poste 5 pour décrocher un rôle de backup.

Interviewé par la presse du Michigan, Eric Moreland est revenu sur son début de carrière marquée principalement par de longues blessures à Sacramento puis Cleveland. Pour son premier exercice sans pépin physique, « Big Drip » a joué 67 matchs en contribuant efficacement par ses qualités athlétiques et défensives :

« Mes premières années étaient marquées par des blessures qui m’éloignaient des parquets toute la saison. Je n’ai jamais vraiment eu la chance de jouer. Je suis très reconnaissant d’être en bonne santé et de enfin l’accepter. J’ai eu des blocages et des luttes mentales cette année en essayant de comprendre. »

ERIC MORELAND

Les faiblesses offensives de Moreland ou la lenteur de Boban ? Tel était le dilemme qui s’opposait à Stan Van Gundy durant l’intégralité de la saison. Et déjà avant le départ du géant serbe, c’était bel et bien l’ancien Kings qui dominait ce débat. Le coach-président de Detroit souhaitait souligner les améliorations effectuées par son joueur :

« Il a été très bon et désormais, il commence à regarder plus souvent le panier quand il reçoit la balle sur pick-and-roll. Il nous a énormément aidé pour un joueur au contrat minimum. Il a très bien joué et a su contribuer aux victoires. » 

STAN VAN GUNDY

Maintenant qu’il est en bonne santé, Moreland a l’occasion de montrer tous les compartiments de son jeu. Evidemment, il est encore loin du niveau ou des stats qu’il affichait en Summer League ou en G-League mais il a su progresser au fil des mois en devenant un atout utile :

« Je ne peux pas dire que je croyais faire cela. J’essayais juste de me battre tous les jours pour essayer d’être dans la rotation Je voulais avant tout progresser. Je suis content qu’ils aient cru en moi et qu’ils m’aient fait jouer toute l’année. Je suis vraiment reconnaissant de faire partie d’une équipe m’ayant donné l’opportunité de montrer ce que je pouvais faire. »

ERIC MORELAND

Néanmoins, le futur de l’intérieur reste incertain car son contrat pour la saison 2019 n’est que partiellement garanti et l’avenir du front office actuel devrait jouer dans la balance. Bien apprécié dans le vestiaire, Eric Moreland pourrait prolonger son aventure à Detroit mais pour le moment, il essaye de ne pas trop y penser, afin de rester concentré sur son programme estival :

« J’espère pas la G-League. J’essaie de faire ce que je peux sans me mettre trop de pression. J’ai beaucoup de travail et les gens peuvent en voir bien plus et les entraîneurs ont compris qu’ils pouvaient me faire confiance dans de grandes situations. Je me sens bien cet été et j’espère avoir un bon CV pour la prochaine saison. »

ERIC MORELAND

Tournant à 2.1 points 4.2 rebonds en 12 minutes de moyenne, le pivot de 26 ans s’est montré assez solide durant la saison. Malgré des lacunes offensives énormes, il a pu trouver un rôle d’energizer dans lequel il s’épanouit. Cependant, ne serait-il pas plus judicieux de sécuriser ce rôle de backup avec un meilleur joueur ? Probablement, mais en troisième couteau, cela pourrait fonctionner.

Source image : NBA.com

 

 

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