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Une nouvelle page se tourne dans l’histoire de la franchise des Bad Boys. Stan Van Gundy a cordialement été invité à plier bagages après ses deux derniers exercices manqués, sans Playoffs. L’ancien coach des Pistons a réagi à cette décision.

Interviewé par le Detroit News, Stan Van Gundy explique les raisons de ce changement drastique réalisé par le propriétaire Tom Gores. Au-delà du salary cap ou du développement des jeunes, c’est avant tout les résultats instables de l’équipe qui ont joué en défaveur de « SVG ».
En revanche, alors que Adrian Wojnarowski (ESPN) affirmait que Van Gundy s’opposait à l’idée de perdre son rôle décisionnel, le principal concerné dément :

« Nous avons parlé de beaucoup de choses mais l’essentiel, c’était qu’on avait gagné 37 et 39 matchs lors des deux dernières saisons et qu’on a raté les playoffs deux fois. On peut parler de beaucoup de choses mais si on fait les playoffs, on ne parle pas de tout ça et on avance. Nous n’avons simplement pas gagné assez de matchs. Au bout du compte, j’étais prêt à n’assumer qu’un seul rôle et à abandonner mon poste de dirigeant pour rester simplement coach. Je ne me suis pas battu pour tout garder. J’étais plus que prêt à rester dans un seul rôle. »

STAN VAN GUNDY

La plus belle moustache du pays de l’Oncle Sam souligne toute sa déception de ne pas pouvoir entraîner une saison entière ce nouveau groupe construit autour de Blake Griffin. Néanmoins, il garde un bon souvenir de son expérience dans le Michigan :

« Tom (Gores) voulait des changements et j’étais prêt à consentir à des changements significatifs mais ça n’était pas assez. Tom a décidé au final qu’il avait besoin d’un changement de structure et de leadership. Je suis déçu de n’avoir pas eu ce groupe une année entière et en meilleur santé. Pour moi, c’est ce qui est le plus décevant. Je voulais vraiment voir ce groupe ensemble et avoir l’opportunité de les coacher. Sinon, je ne suis pas énervé car j’ai été parfaitement traité ici. »

STAN VAN GUNDY

De manière assez surprenante, Van Gundy ajoute que la double-casquette coach/président n’a jamais été en soit une véritable envie. Il avoue que cela représentait une bouée de sauvetage suite à certaines discussions entretenues avec des coachs et des joueurs avant sa signature en 2014 :

« Je n’ai jamais voulu les deux rôles. Mais lors des deux années où j’étais en dehors de la ligue, j’ai parlé à des joueurs et des coachs qui me disaient qu’il y avait beaucoup de situations, plus de mauvaises que de bonnes, où le staff et le front office sont en conflit à cause de désaccords. Je ne voulais pas être dans ce type de situations. Le problème pour moi n’était pas le pouvoir ou le fait d’avoir plus de contrôle sur les changements. Je voulais travailler dans une organisation où tout le monde était sur la même longueur d’onde. » 

STAN VAN GUNDY

Par ailleurs, l’ex-président des opérations de basket a tenu à préciser que la plupart des idées de managements venaient de l’actuel general manager Jeff Bower et que c’était surtout lui qui se chargeait des négociations :

« Comme je l’ai toujours dit, Jeff (Bower) a fait 95% du travail dans le front office. J’avais toujours mon mot à dire à la fin des négociations mais tout le processus quotidien de discussions, de contacts… C’était Jeff qui faisait absolument tout le travail. »

STAN VAN GUNDY

Un rôle de consultant lui a été proposé pour qu’il puisse terminer son contrat mais il a préféré décliner l’offre jugeant cela injuste pour les futurs dirigeants.

A l’image de son aventure à Detroit, Stan Van Gundy termine donc sur des déclarations  incohérentes, laissant planer de sérieux doutes sur la manière dont le dossier a été géré. Mauvaise info de Adrian Wojnarowski ? Version un « peu trop » personnelle de Stan Van Gundy ? On ne saura probablement jamais ce qui a réellement coincé mais en tout cas, tout ceci appartient au passé désormais.

source image : USA Today

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