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A l’approche de la Draft, les Pistons vont prochainement organiser des workouts afin de tester certains prospects. Il est donc l’heure de présenter les possibles cibles visées par Detroit avec leur quarante-deuxième choix.

CARTE IDENTITÉ

  • Nom : Allonzo Trier
  • Date / Lieu de naissance : 17/1/1996 à Seattle (Washington)
  • Taille : 1,96m
  • Poids : 90kg
  • Nationalité : américaine
  • Université : Arizona
  • Poste : SG
  • Stats 2017-2018 : 
    • Mn : 34.1
    • Pts : 18.1
    • Rebs : 3.0
    • Ass : 3.1
    • FG: 50.0%
    • 3pt : 38.0% (70-184)
    • FT : 86.5%
  • Comparaison : Tim Hardaway, Kevin Martin

DESCRIPTION DU JOUEUR

Un joueur qui n’aura au final pas survécu à la hype l’entourant depuis son plus jeune âge (à 11 ans le New York Times lui consacrait un long article) et à son entrée en grandes pompes comme top recrue des lycées à Arizona. Celui qui ne devait rester qu’une année en College et valider par la suite un premier tour de draft qui lui tendait les bras sera finalement resté trois saisons dans l’Arizona, naviguant entre coups d’éclat au scoring, blessures et surtout suspension par deux fois suite à un contrôle positif aux PEDS. C’est surtout ce dernier point qui aura fait mal à son draft stock, parce que c’est surprenant qu’on vienne à parler de ce joueur somme toute encore assez prometteur comme de quelqu’un qui puisse finir non drafté, ou drafté dans les bas-fonds. Trier est d’abord un athlète plus que décent (1,96m, 100kg), un morphotype d’arrière assez classique, longiligne et puissant à la fois même si son envergure est assez faible (6’6 soit 1,98m). Il s’est toujours distingué chez les jeunes par son côté scoreur naturel, capable de mettre des points dans quasi toutes les positions, que ce soit de loin ou en attaquant le cercle. Il joue parfois avec une confiance aveugle qui peut résulter par de mauvais choix notamment sur sa sélection de tir , un côté ‘happy shooter’ ou shooteur en série, il peut aussi disparaître sur de longues séquences de match, une irrégularité qui peut lui être reprochée même s’il a terminé sa carrière universitaire en tournant à un solide 16.8 points de moyenne et 47.9% au tir (dont 37.8% à 3pts), en améliorant sa moyenne de points à chaque saison. Il peut aussi jouer les facilitateurs, son maniement de balle est très correct pour un arrière même s’il ne possède pas une vision de jeu exceptionnelle, reste la défense, trop souvent il joue la carotte sur les lignes de passe ou oublie son attaquant à travers les écrans, il manque de discipline mais c’est un défaut qu’il peut corriger, sa latéralité est plutôt bonne et ses qualités athlétiques suffisantes pour exister de ce côté du terrain. En conclusion Allonzo Trier reste un joueur intéressant par rapport à son potentiel de départ, s’il trouve l’équipe et/ou le coach qui croit en lui et l’aide à se développer sans lui mettre de pression il peut s’avérer être une bonne pioche pour qui voudra se montrer patient avec lui.

Points forts:

  • Scoreur naturel, sait mettre des points avec une variété dans la finition (de loin, au cercle, en utilisant son floater etc).
  • Bon manieur de balle, sait utiliser son dribble pour se dégager de son défenseur et shooter.
  • Très fort sur jeu de transition et up-tempo
  • Bonne mécanique de tir, shooteur confiant
  • Générateur de lancers-francs grâce à son agressivité naturelle vers le cercle

Points faibles:

  • Shooteur en série, sélection de tir qui laisse à désirer
  • Syndrome de la ‘tunnel vision’, s’enferme trop souvent dans des pénétrations compliquées
  • Manque de discipline et de concentration en défense malgré ses capacités athlétiques
  • Un casier de suspensions pour manquement aux tests sur les PEDS (substances illicites)

SON APPORT POSSIBLE CHEZ LES PISTONS

Déjà c’est un pote d’enfance de Stanley Johnson qui l’aura sans doute chaudement recommandé au staff des Pistons, mais on peut douter que son opinion pèse vraiment sur une telle décision, même si l’équipe pourrait tirer parti d’une complicité naturelle entre les 2 joueurs. Trier pourrait venir booster une second unit par sa science du scoring et la confiance qui l’habite, surtout pour une équipe qui galère tant parfois à mettre des points. La franchise du Michigan n’aurait rien à perdre à drafter au second tour un joueur qui reste malgré ses hauts et ses bas un ancien gros potentiel qui ne demande qu’à être un peu plus discipliné sur et en dehors du terrain, quitte à le laisser se faire la main dans un premier temps en G-League, d’y mettre quelques cartons et de l’appeler par la suite en équipe première. Une possible bonne surprise à un coût moindre pour un ‘nom’ en université, à l’image d’un Grayson Allen de Duke avec qui il partage quelques similitudes.

Avec la précieuse participation de PistolPete44, expert NCAA du forum 24 Seconds

source image : USA Today

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