37 minutes 4 ans

Afin de combler un mois d’août relativement stérile en terme d’actualité NBA. La rédaction de Pistons France vous propose les trois dossiers habituels estivaux. Et cette année, l’événement marquant de la franchise décrypté concernera l’épopée des Pistons durant les années 2000.

De belles histoires, il en existe un nombre incalculable en NBA mais les Pistons sont relativement experts dans le domaine quand il s’agit de briser les codes de la ligue. Déjà dans les années 80, le style rugueux et vicieux des Bad Boys était à son apogée au point de s’immiscer dans la légende entre les Lakers de Magic, les Celtics de Bird et les Bulls de Jordan. Et au début du siècle, la franchise du Michigan est parvenue à renouer avec son passée pour faire chuter les bandes de superstars par un collectif huilé et une défense de fer. Retour sur cette épopée si particulière.

2001 : L’INSTALLATION DE LA BASE DÉFENSIVE

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Lors de la saison 2000, les Pistons connaissent un exercice mouvementé par de nombreux événements marquants. Alors que le leader et dernier résistant de l’ère Bad Bad Boys Joe Dumars est désormais à la retraite, la franchise du Michigan doit se reconstruire autour d’un duo offensif polyvalent et complémentaire mais surtout all-star composé de Grant Hill et Jerry Stackhouse. Quelques semaines après le All-Star Game, le general manager Rick Sund a décidé de renvoyer le coach Alvin Gentry dans le but de réaliser un Playoffs push sous la houlette de l’intérim George Irvine. Et l’objectif sera atteint puisque les Pistons gagneront quatorze des vingt-quatre dernières rencontres, mais l’aventure s’arrêtera au premier tour des Playoffs, sweep 3-0 par le Heat de Miami.

Même s’ils sont parvenus à décrocher un ticket pour les séries éliminatoires du mois d’avril, les Pistons manquaient clairement d’une identité fixe et d’un projet cohérent. Rick Sund quitte donc les bureaux de la direction et la légende Joe Dumars prend sa place et sa première mission s’annonce capitale : monter un sign&trade avec le Magic autour de Grant Hill, désireux de rejoindre la Floride. Ainsi, le 03 août 2000, les Pistons signent l’ailier  pour un contrat de $92.8 millions sur sept saisons et est immédiatement échangé contre Ben Wallace et Chucky Atkins. Ce trade, pourtant annoncé totalement perdant pour Detroit, se révélera comme l’un des plus grands retournements de situations que la NBA n’ait jamais connu. En effet, alors méconnu et seulement réputé pour être un pivot physique et défensif mais trop limité pour une place de titulaire en NBA, Ben Wallace (6.4 points 13.2 rebonds 2.2 contres pour sa première saison à Detroit) va rapidement instaurer cette culture défensive et combative que Dumars souhaitait installer. Pendant ce temps, les grosses blessures s’enchaînent pour le pauvre Grant Hill, stoppé en pleine ascension. La saison 2001 reste, malgré tout décevante sur le plan collectif, car Motor City ne participera pas aux Playoffs et terminera à la dixième position de la conférence Est. Cependant, contrairement à l’été précédent, une ligne directive plus claire semble se dégager de l’esprit de Joe Dumars.

2002 : UN RETOUR INATTENDU SOUS LES PROJECTEURS

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Au cours de la période estivale, Joe Dumars ne fera pas énormément de bruits sur le marché des trades ou de la Free Agency. Les vétérans Clifford Robinson et Jon Barry débarquent dans le Michigan. Mais le mouvement le plus important réalisé sera l’arrivée de Rick Carlisle sur le banc, ce qui apportera une ampleur tactique à ce groupe pourtant loin d’être si parfait sur la papier. Malgré un début tonitruant avec quatorze victoires sur les vingt premiers matches, les Pistons connaîtront une série de sept défaites consécutives, ce qui permettra au coach Carlisle d’ajuster certains éléments pour repartir de l’avant en gagnant quinze des dix-huit rencontres qui suivront. Après le All-Star Game, Detroit ne chute qu’à onze reprises jusqu’à la fin de la saison. Les hommes de Motown terminent donc deuxième de leur conférence en étant champions de la division centrale. Malheureusement, cette belle surprise s’arrêtera en demi-finales face aux Celtics en cinq matchs.

Même si cette saison ne s’est pas conclue sur un titre, elle reste néanmoins marquante dans l’histoire de la franchise car les Pistons étaient bien représentés lors des trophées de fin de saison : défenseur de l’année pour Ben Wallace ; coach de l’année pour Rick Carlisle et sixième homme de l’année pour Corliss Williamson. En revanche, Joe Dumars sait pertinemment que ce groupe dépend du génie tactique de Rick Carlisle et que malgré les résultats positifs, cela manque encore d’une cohésion indéniable.

2003 : DES PRISES DE RISQUES PAYANTES

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A l’aube d’une saison capitale, Joe Dumars réalise ce qui deviendra l’un des étés les plus impressionnants et marquants de l’histoire de la franchise de Detroit. Cela commence dès le soir de la Draft quand il décide de sélectionner à la vingt-troisième position le jeune ailier Tayshaun Prince, l’un des cadres de Tubby Smith à Kentucky. Ensuite, le general manager des Pistons tente le pari de recruter Chauncey Billups lors de la Free Agency, un jeune meneur qui a joué pour quatre franchises différentes sur ses cinq premières saisons NBA. Et enfin, le dernier risque pris par Joe Dumars sera d’échanger Jerry Stackhouse, meilleur marqueur de l’équipe et all-star, contre Richard Hamilton (d’autres joueurs impliqués comme Brian Cardinal, Hubert Davis…) le petit protégé de Michael Jordan à Washington. Avec ce trio de recrues associé à la tour défensive Ben Wallace, les Pistons espèrent apporter un meilleur équilibre dans l’équipe pour passer un nouveau palier.

Comme la saison passée, la franchise du Michigan débute sur des chapeaux de roue avec douze victoires sur les seize premiers matchs. En février, Big Ben Wallace sera récompensé de sa toute première sélection au All-Star Game. Néanmoins, les hommes de Carlisle connaîtront une série de sept défaites d’affilées qui sera tout de même corrigé fin mars, au moment le plus opportun avant les Playoffs. Les Pistons termineront leaders à l’Est et semblent favoris pour jouer les finales NBA. Après avoir sorti le Magic puis les 76ers, Detroit retrouve les finales de conférence où les Nets de Jason Kidd les attendent. Cette série n’aura guère de suspense puisque les hommes du New Jersey vont complètement dominer les Pistons qui n’auront pas trouvé de solutions. Même Rick Carlisle semble perdu face aux temps-morts de Byron Scott. Un sweep qui conclut violemment une saison pourtant si belle…

2004 : LA CONSÉCRATION D’UN BASKET SANS SUPERSTAR

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Quand on rate le Graal NBA de si peu, il est toujours difficile d’analyser les failles d’une équipe pourtant première de la conférence Est et dans le carré final des Playoffs. Mais Joe Dumars a plus d’un tour dans son sac puisqu’il décide, de manière assez surprenante, de laisser partir Rick Carlisle et d’engager Larry Brown afin de resserrer les boulons défensifs : en voici une décision qui change la destiné d’une équipe. Les Pistons 2004 deviendront une référence en matière de défense collective et d’esprit d’équipe. Lors de l’été, Dumars va commettre sa première vraie grosse erreur depuis son arrivée dans les bureaux en 2000. Le soir de la Draft 2003, alors que les Cavaliers se réjouissent d’accueillir l’enfant de Akron LeBron James, Detroit décide de sélectionner à la deuxième position l’intérieur serbe Darko Milicic – laissant ainsi Carmelo Anthony, Chris Bosh et Dwyane Wade dans la green room. Le jeune rookie deviendra le plus gros bust de toute l’histoire de la NBA. Le coach Larry Brown ne le fera jamais jouer et son comportement à l’entraînement laissait à désirer. Malgré tout, Dumars rappelle son ami vétéran Lindsey Hunter (aux Pistons de 1993 à 2000) pour qu’il puisse seconder Chauncey Billups sur le banc. Le coach Brown va également responsabiliser le pivot turc Mehmet Okur qui deviendra un acteur majeur de sa rotation.

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Après une première partie de saison frôlant la perfection avec un bilan de trente-trois victoires pour seulement seize défaites, dont une série de treize victoires consécutives vers Noël, les Pistons commencent à montrer quelques signes de faiblesses. Ainsi, lors de la Trade Deadline, Joe Dumars monte un trade en triangle qui s’avère être un tournant dans la saison des Pistons (et dans leur histoire). En effet, à peine arrivé à Atlanta où il n’a joué qu’un match, l’intérieur all-star Rasheed Wallace débarque dans le Michigan. Lindsey Hunter partira à Boston mais sera coupé puis signé par… Detroit. Les Pistons récupèrent également Mike James et perdent Chucky Atkins, Bob Sura, un premier tour de Draft et Zeljko Rebraca.

Boosté par le caractère du Sheed qui amène un peu de piment dans ce collectif, la franchise du Michigan remporte seize des dix-neuf derniers matches de la saison, ce qui leur permet de terminer à la troisième place de la conférence Est derrière les Pacers et les Nets. En Playoffs, les hommes de Larry Brown sortiront facilement les Bucks en cinq rencontres, puis la revanche face aux Nets offrira une série dantesque en sept matches remportée par Motor City. Les Pistons retrouvent ainsi les Indiana Pacers en finales de conf : un duel marqué par des verrous défensifs, du trashtalking, des coups bas mais surtout ce légendaire « Block » de Tayshaun Prince sur Reggie Miller lors du Game 2. Battu au Game 1, les Pistons vont offrir un festival de contres dans ce second match (26 contres au total dont 19 pour Detroit), mais celui de l’ailier restera le plus marquant. A 40 secondes du buzzer, Detroit a la balle et mène de deux points – l’occasion de sceller le match. Mais Chauncey Billups va perdre le ballon, ce qui offrira une action rapide en transition pour Reggie Miller, qui se retrouve seul de l’autre côté pour finir en layup. Et c’est à ce moment précis que Tayshaun Prince réalisera l’un des plus beaux contres de l’histoire de la ligue. Fin. Victoire Detroit. Rasheed Wallace l’avait prévenu : « We will win game two ». Grâce à ce succès, les Pistons récupéreront l’avantage psychologique pour accéder aux finales NBA en laissant les Pacers à quai.

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Kobe Bryant, Shaquille O’Neal, Gary Payton, Karl Malone… Les Lakers 2004 étaient une équipe de superstars, de légendes NBA, trois fois championne sur les quatre dernières années. En somme, tout le contraire des Pistons qui misaient sur un collectif général sans individualités. Mais cette série sera à jamais gravée dans l’histoire de la ligue car Detroit ne fera qu’une bouchée de ces Angelinos pris au piège dans la défense made in Pistons. Ces finales n’iront qu’en cinq matches et les Pistons parviendront même à battre les Lakers avec des écarts grandissants : +20 ; +13 ; +12… Ben Wallace limitera le grand et unique Shaquille O’Neal, Chauncey Billups soulèvera le MVP des finales, Richard Hamilton marquera 31 points au Game 3, pour que cette famille puisse enfin remporter un titre tant mérité. Une preuve que le cœur d’une équipe soudée ne chutera jamais contre un empilement de superstars.  Cette campagne de Playoffs est également marquée par des records défensifs qui semblent difficiles à déloger, surtout dans le basket moderne :

  • Adversaires bloqués à moins de 90 points marqués sur 18 matches de Playoffs.
  • Adversaires bloqués à moins de 85 points marqués sur 16 matches de Playoffs.
  • Adversaires bloqués à moins de 80 points marqués sur 11 matches de Playoffs.
  • Adversaires bloqués à moins de 75 points marqués sur 6 matches de Playoffs.
  • Adversaires bloqués à moins de 70 points marqués sur 6 matches de Playoffs.
  • Adversaires bloqués à moins de 65 points marqués ou moins sur 3 matches de Playoffs.
  • Seule équipe avec les Bulls 1998 à bloquer leurs adversaires à moins de 60 points marqués sur un match de Playoffs.

2005 : L’ENTRÉE OFFICIELLE DANS LA LÉGENDE

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Même s’ils sont dorénavant posés aux sommets de la ligue, les Pistons se doivent de peaufiner certains aspects du groupe pour réitérer une seconde fois cet exploit. Malgré cela, l’été fut assez calme dans le Michigan, Joe Dumars souhaitait simplement renforcer sa raquette avec les signatures des vétérans Derrick Coleman mais surtout Antonio McDyess qui deviendra un solide joueur de rotation derrière les Wallace. La saison régulière de Detroit est du moins classique et ressemble à celle d’un candidat au titre : premier de la division centrale, deuxième de la conférence Est avec un bilan de cinquante-quatre victoires. Sans oublier, une solide et importante série de onze victoires consécutives pour conclure la saison, afin de se préparer au mieux aux Playoffs et à un potentiel repeatL’année 2005 sera celle qui permettra à ces Pistons de rentrer officiellement dans la légende de la NBA pour deux raisons principales : Malice at the Palace contre les Pacers et deux séries de Playoffs dantesques, dont une parmi les meilleures de l’histoire.

Le 19 novembre 2005, les Pacers se déplacent à Auburn Hills pour une rencontre qui sent déjà la poudre de part le passif entre les deux équipes et cette rivalité grandissante depuis The Block de Tayshaun Prince. Comme à leurs habitudes, elles se livrent une bataille défensive acharnée qu’Indiana est sur le point de remporter. Alors qu’il reste 56 secondes à jouer et que le match est presque plié, Ron Artest commet une faute sur Ben Wallace. Énervé et frustré, le pivot des Pistons pousse Artest, et déclenche ainsi les hostilités. Les coéquipiers respectifs des deux hommes calment cette animosité futile au vu de l’enjeu et du score. Une fois que tout semble rentrer dans l’ordre, l’ailier des Pacers reçoit un gobelet de bière venant des tribunes. Fou furieux, Ron Artest se lève et se dirige vers les supporteurs des Pistons pour régler ses comptes aux poings. Ben Wallace, Rasheed Wallace et Richard Hamilton courent dans les gradins pour défendre leurs fidèles fans. Suivront par la suite Jermaine O’Neal, Stephen Jackson et Reggie Miller.En l’espace de quelques secondes, une véritable baston de rue a lieu devant plusieurs américains sur une chaîne nationale opposant membres du staff, joueurs NBA et supporteurs. La sécurité et la Police sont dépassées par les événements, Larry Brown peine à se faire entendre au micro du Palace. Résultat de cette Malice at the Palace : de lourdes suspensions et amendes (86 matches pour Artest et $5.0 millions ; 15 matches pour O’Neal et $4.0 millions ; 6 matches pour Big Ben…) Même si cet épisode est loin d’être propre et exemplaire, il fera passer ces Pistons dans la légende pour avoir impacté sur l’évolution de la ligue. Le commissionner David Stern mettra en place des règles strictes à respecter pour redorer le blason de la NBA (dress code, basket moins rugueux, plus d’amendes, plus de suspensions…) 

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Quelques mois suivants, les Pistons retrouvent les Pacers au second tour des Playoffs, après avoir éliminé les Philadelphie 76ers d’un Allen Iverson bien trop seul. Indiana ne résistera pas à l’armada de Larry Brown qui empoche ainsi une finale de conférence où le Heat du duo Wade/Shaq attend patiemment. Cette série sera l’une des plus mythiques finales de l’Est de ces dernières années. Un combat interminable qui ira jusqu’au Game 7 remporté par les Pistons. Ben Wallace est parvenu à limiter Shaquille O’Neal à « seulement » 20.6 points 7.2 rebonds. Le triple défenseur de l’année asphyxie complètement le Big Diesel et permet à son équipe de retourner en finales.

L’histoire est en marche. Comme leurs aînés des années 80, les Pistons ont l’opportunité de réaliser un repeat mais les Spurs de Duncan, Parker, Ginobili et Popovich seront des adversaires coriaces. Malgré le fait que Detroit chutera au bout de sept matches, cette série est rentrée dans le cercle très fermé des plus belles finales NBA. Les Spurs mènent 2-0 mais les Pistons se rassurent au Palace pour revenir à 2-2. Ensuite, San Antonio prend le Game 5 dans le Michigan après une prolongation. Detroit répondra quelques jours plus tard dans le Texas. Le Game 7 est serré jusqu’aux dernières secondes avant que Robert Horry rentre un shoot clutch dont il a le secret sur la tête de Tayshaun Prince. Malheureusement, les Pistons ne réaliseront jamais ce back-to-back champion mais leu exercice 2005 figurera dans les grandes pages du livre collector de la NBA.

2006-2008 : DE LA DÉCEPTION A LA FRUSTRATION

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Sentant que l’équipe a besoin de renouveau, Joe Dumars renvoie le coach Larry Brown après deux finales NBA consécutives et engage Flip Saunders, l’ancien homme fort des Timberwolves de Kevin Garnett. Et le pari fut en effet payant, avec un roster plus ou moins similaire à l’an passé, les Pistons parviendront à réaliser la meilleure saison de leur histoire en empochant soixante-quatre victoires au cours de l’exercice 2006. Par ailleurs, au All-Star Game 2006, Detroit envoie quatre de leurs titulaires (Ben Wallace, Chauncey Billups, Richard Hamilton et Rasheed Wallace), ils seront même alignés au même moment lors du quatrième quart-temps, faisant des Pistons la cinquième équipe avec autant de joueurs all-stars au cours de la même saison. Les Pistons retrouveront les finales de conférence face au Miami Heat qui prendront leur revanche dans le sillage d’un énorme duo Wade – Shaq, en sortant la famille du Michigan en six matches. Et le contre monstrueux de Ben Wallace ne changera rien…

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Au cours de l’été 2007, Ben Wallace s’engage avec les Chicago Bulls : une perte énorme pour Detroit qui n’arrivera jamais à remplacer réellement le pivot à la Fro’ si volumineuse. Flip Saunders modifiera à plusieurs reprises son cinq majeur au cours de la saison en associant Nazr Mohammed, Antonio McDyess ou Chris Webber aux côtés de Rasheed Wallace. Les premiers signes de déclin dans la profondeur du groupe se font petit à petit ressentir à Motown mais les cadres restent performants et gagnent cinquante-trois rencontres pour terminer premier de la Conférence Est. Les deux premiers tours seront une formalité mais LeBron James sera l’auteur d’une série légendaire qui traumatise aujourd’hui encore la région des grands lacs. L’ailier marquera 48 points au Game 5 dont les 25 derniers de son équipe. Pour la seconde année consécutives, les Pistons s’arrêtent aux portes des finales NBA.

Craignant de perdre un nouveau joueur majeur, le general manager prolonge durant l’intersaison 2008 le meneur et leader de l’équipe Chauncey Billups pour deux nouvelles saisons. De plus, il sécurise sa raquette en proposant une extension de contrat à Antonio McDyess qui montre de belles choses depuis sa arrivée à Detroit. La saison régulière 2008 ressemblera aux précédentes c’est-à-dire que les Pistons maîtriseront leurs adversaires mais termineront à la deuxième place derrière les Boston Celtics. Une nouvelle fois, les deux premiers tours des Playoffs ne poseront aucun problème aux joueurs de Detroit qui se débarrasseront des 76ers puis Magic sans sourciller. Néanmoins, le big three de Boston dominera les Pistons en six matches qui sortent pour la troisième fois en trois ans en finales de conférence.

2009-2010 : LA FIN D’UNE HISTOIRE

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Dans le but de mettre fin à la malédiction des finales de conférence, Joe Dumars souhaite un nouvel homme fort pour diriger, ce qui ressemble de plus en plus à la fin de l’épopée de Detroit des années 2000. Ainsi, Flip Saunders est contraint de plier bagages alors que son assistant-coach Michael Curry (ancien joueur passé par Detroit de 1996 à 1997 puis de 1999 à 2003) se voit allouer un contrat de trois années en tant que nouvel entraîneur. Au bout de deux matches seulement (soldés par deux victoires), les Pistons décident à la surprise générale d’envoyer à Denver Antonio McDyess, Cheikh Samb mais surtout Chauncey Billups, le patron, le leader, le meneur de cette équipe depuis 2003 pour Allen Iverson. Néanmoins, le mariage ne se fera jamais et même si sur le papier, Joe Dumars a récupéré un plus grand talent, il a perdu l’identité même de cette famille. Et l’effet boule de neige suivra rapidement. En 2009, Detroit accroche de justesse les Playoffs avec un bilan négatif (le premier depuis 2001) mais se fera violemment sweep par les Cavaliers de LeBron James.

La fin est proche. Joe Dumars sait que son équipe n’est plus la même et c’est au tour de Rasheed Wallace, la voix et le caractère du groupe de quitter le navire pour rejoindre les Boston Celtics. Quant à Allen Iverson, il n’aura pas long feu dans le Michigan puisqu’il signe durant l’été aux Grizzlies. Après seulement une année sur le banc, Michael Curry est déjà démis de ses fonctions pour être remplacé par John Kuester. Les panic moves vont malheureusement devenir légions par la suite. En effet, Joe Dumars va proposer des contrats douteux à Ben Gordon et Charlie Villanueva. Le retour de Ben Wallace aidera à apaiser légèrement les fans des Pistons. En revanche, les résultats finaux connaîtront une réelle baisse : seulement vingt-sept victoires pour une vilaine douzième place à l’Est. L’époque si merveilleuse est officiellement terminée. Il ne reste plus que Richard Hamilton (qui partira en juillet 2011), Tayshaun Prince (échangé en 2013) et enfin Ben Wallace (retraité à partir de l’été 2012). L’ascension de cette équipe auteure d’un titre, de deux finales NBA, et de six finales de conférence fut particulière mais la chute tout aussi violente.

sources images/vidéos : NBA.com, Getty Images, USA Today, ESPN, YouTube

 

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