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Dans quelques jours, l’édition 2019 de notre chère et tendre ligue NBA ouvrira ses portes pour de nouvelles aventures. Pour le moment, les trente rosters continuent de peaufiner leurs systèmes et rotations au cours de cette pré-saison. Certes les Pistons possèdent des éléments intéressants, du moins pour accrocher les Playoffs mais cela reste un roster bancal et fragile rempli de défauts qui pourraient être destructeurs.

UN ROSTER FRAGILE PHYSIQUEMENT

Reggie Jackson, Jon Leuer, Blake Griffin, Glenn Robinson III… La liste des joueurs injury prone est très longue à Detroit, au point qu’il serait plus facile de compter finalement les joueurs qui se blessent rarement. En effet, la franchise du Michigan n’a pas été épargnée par les pépins physiques ces dernières années, à commencer par leurs meneurs titulaires : Brandon Jennings d’abord puis Reggie Jackson par deux fois. Ce dernier sera d’ailleurs le facteur déterminant de la saison, c’est lui qui dictera les résultats de l’équipe.

Néanmoins, dans ce marasme de blessures, il subsiste quelques pointes d’espoir qui annoncent peut-être de jours meilleurs. Après avoir manqué plus de 80 matches sur les trois dernières saisons, Blake Griffin a connu sa toute première inter-saison en pleine forme physique, sans aucune blessure ou autre gêne depuis trois ans. Une libération d’après ses dires, car il a pu aborder l’année à venir avec plus de sérénité et de confiance en lui. De plus, le nouveau senior advisor Ed Stefanski a tenu à reconstruire le staff médical dans son intégralité : préparateur, kiné, médecin… afin d’anticiper les blessures et de préparer plus efficacement les joueurs. Le retour au bercail de la légende Arnie Kander a déjà été loué par Reggie Jackson qui se sent soulagé de le voir revenir à Detroit.

UN DÉVELOPPEMENT TOUJOURS STÉRILE

Si Stan Van Gundy a été forcé de prendre la porte, c’est pour de multiples raisons notamment le manque sidérant de progression ou développement des jeunes joueurs draftés par les Pistons ces dernières années. Hormis Andre Drummond, le reste du roster ne s’est pas vraiment amélioré sous la houlette de « SVG » surtout Stanley Johnson qui était annoncé comme le futur sur les ailes. Pointé du doigt pour son manque de travail personnel en attaque ou encore d’une attitude limite aux entraînements, Johnson n’est pas le seul coupable de cette situation, car l’ancien coach des Pistons n’a pas géré ce dossier de la meilleure des manières.

L’arrivée de Dwane Casey s’explique par l’envie de développer au mieux le potentiel inexploité chez certains (Henry Ellenson, Stanley Johnson, Luke Kennard…) Réputé pour donner une liberté à ses joueurs en les développant au sein d’un processus solide, Casey devra aider les joueurs pour améliorer la qualité générale du roster. Néanmoins, si Stanley Johnson stagne une nouvelle fois, que Luke Kennard ne confirme pas sa saison rookie intéressante et que Henry Ellenson se montre trop juste pour un rôle régulier en NBA, il risque d’y avoir un manque de profondeur dans l’effectif des Pistons, qui seraient peut-être un peu justes en terme de qualité et polyvalence.

UNE ADAPTATION TROP LONGUE

La page Stan Van Gundy est donc officiellement close désormais, laissant place à une nouvelle ère dirigée par le coach de l’année Dwane Casey et d’un front office flambant neuf. Etant donné la flexibilité financière faible de Detroit et le manque d’attractivité évident de la ville, le roster 2019 des Pistons n’a pas subi énormément de changements mise à part les arrivés des deux vétérans Zaza Pachulia et José Calderon, et de l’ailier explosif Glenn Robinson III. Un grand nombre de joueurs présents actuellement ont connu les méthodes, le jeu et les systèmes de Stan Van Gundy durant plusieurs saisons, ce qui nécéssitera donc une période d’adaptation au sein d’un staff nouveau.

Le début d’une saison est toujours capitale car il permet de prendre de l’avance rapide et de se laisser une marge d’erreurs lorsque les genoux ou les chevilles commencent à grincer en janvier. Ainsi, les Pistons ne devront pas mettre trop de temps à trouver leurs marques dans les systèmes de Dwane Casey car plusieurs faux-départs consécutifs en octobre/novembre ajouteraient une pression dantesque dans ce groupe qui n’a plus le droit à l’erreur après leurs revers lors des deux dernières saisons.

source image : AP

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