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La folie de la Trade Deadline s’empare des trente franchises de la ligue. Il ne reste plus que quelques jours pour réaliser des trades qui sauveront peut-être une saison ou modifieront les projets actuels. A Detroit, cette période est d’autant plus importante avec cette saison si décevante.

Interrogé par Vincent Ellis du Detroit Free Press lors d’une conversation téléphonique, le senior advisor des Pistons, signé trois saisons cet été, Ed Stefanski tient à préciser que payer la luxury tax n’est pas un problème pour le propriétaire Tom Gores, du moins si cela permet aux Pistons de considérablement progresser :

« En cas de trades, nous devrions obligatoirement donner une asset intéressante. Tom Gores (le propriétaire ndlr.) accepte de payer la luxury tax seulement si un move nous permet de devenir une meilleure équipe, plus compétitive dans notre conférence et je suis d’accord avec cela. »

ED STEFANSKI

Le problème est bien là. A l’heure actuelle, les Pistons ont besoin de changements mais la vérité fait mal : la franchise ne bénéficie pas d’éléments qui puissent réellement attirer les autres dirigeants. Dans ce cas, il va falloir automatiquement donner des assets un minimum intéressantes (Luke Kennard, des tours de Draft, Reggie Bullock voire Andre Drummond).

La situation est donc paradoxale car la franchise du Michigan se retrouve dans une position bloquée dans laquelle il est très difficile de s’en sortir sans prendre aucun risque. Ed Stefanski a conscience de cela mais explique l’importance de rester prudents :

« Si nous avons l’opportunité de laisser partir un élément intéressant, comme un premier tour de Draft, pour favoriser la croissance de l’équipe alors nous considérerions cette option. Mais nous devrons être certains que ce deal permet de réellement faire bouger les choses. Si nous n’en sommes pas sûrs, réaliser un gros deal en perdant des assets nous ferait vraiment mal. Un seul échange ne va pas ramener la franchise au sommet. Nous devons être prudents. »

ED STEFANSKI

Cependant, le senior advisor précise que les Pistons seront bien actifs à l’approche de la Trade Deadline parce qu’il est capital de prendre la température dans les vingt-neuf autres franchises. C’est en adoptant cette philosophie que l’on peut réaliser des coups surprenants à la mi-saison lorsque certaines équipes décident de complètement modifier leur projet mis en place – Blake Griffin et les Clippers en sont le parfait exemple :

« En tant que front office, nous discutons régulièrement dans la ligue pour nous renseigner auprès des équipes sur leur philosophie actuelle, mais le fait est que cela change toujours. Beaucoup d’équipes vont attendre de savoir où elles en sont à la Trade Deadline pour déterminer si elles sont acheteuses ou vendeuses. Les équipes qui souffrent peuvent être des vendeuses en ce moment et si un accord est possible, elles le feront, mais comme chaque année, de plus en plus de trades auront lieu près de cette date. »

ED STEFANSKI

Près de $75.0 millions sont répartis entre trois joueurs : Blake Griffin, Andre Drummond et Reggie Jackson. Mais la situation est aggravée par les $17.0 millions de dollars bloqués avec les contrats de Jon Leuer et Langston Galloway. Les Pistons sont juste en-dessous du seuil de Luxury tax fixé à 123,7 millions de dollars, ce qui rend difficile la réalisation d’un échange sans qu’ils soient passent au-dessus de cette limite autorisée.

Libérer du cap par le biais de trades serait donc une possibilité. Or, pour se débarrasser de contrats lourds, il faut en recevoir également pour équilibrer la balance donc il n’y aurait en somme peu de changements drastiques sur le plan financière à la mi-saison. Un paramètre encore une fois risqué et complexe selon Stefanski : 

« Nous sommes très limités en terme de salary cap actuellement. Nous l’étions déjà à la dernière free agency et nous le serons encore à la prochaine free agency. Perdre des assets pour libérer du cap ne nous permettrait pas vraiment d’être plus libres financièrement l’été prochain, du moins pas plus que ce que nous avons déjà à savoir la mid-level exception. Notre situation ne s’améliorerait pas vraiment, alors abandonner des assets pour se débarrasser des contrats que nous ne voulons plus ne nous permettrait toujours pas de créer de la place dans le salary cap. »

ED STEFANSKI

Cette Trade Deadline aura donc lieu jeudi soir mais pour le moment, il va falloir surveiller ce qui se passe dans le Michigan car cette franchise est malade et a besoin de grands remèdes pour égayer le cœur et l’esprit de ses fans qui ne cessent de huer ce groupe à chaque rencontre à la Little Caesars Arena.

source image : AP

 

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