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Que serait une équipe sans une solide second unit ? Une équipe de milieu tableau qui peine à progresser : c’est le cas de Detroit depuis plusieurs années. Malgré une flexibilité financière faible, le front office est parvenu à construire un banc complémentaire, profond et solide sur le papier. De quoi aider les Pistons à grimper dans la hiérarchie de l’Est ? 

Interviewé lors du Media Day par les journalistes locaux, le senior advisor des Pistons Ed Stefanski a tenu à mettre l’accent sur la profondeur du roster qui permet à Detroit d’avoir un banc plutôt solide sur le papier. Avec un backcourt Derrick Rose – Luke Kennard, entouré d’un possible frontcourt composé de Sekou Doumbouya, Joe Johnson, Markieff Morris et Thon Maker, la franchise du Michigan se paye le luxe d’avoir plusieurs solutions au scoring et une polyvalence capitale sur leur banc :

« L’effectif est beaucoup plus profond, la question ne se pose même pas. Je ne veux pas être désobligeant avec les anciens, mais je pense qu’on s’est considérablement amélioré grâce à la présence de Derrick Rose comme deuxième meneur sur le banc. »

Ed Stefanski

L’élément principal sur le banc reste Derrick Rose, signé cet été deux saisons pour $15.0 millions. Sans faire offense au chouchou Ish Smith qui était indispensable à la rotation, l’ancien MVP a le profil typique d’un candidat au sixième homme de l’année et représente un plus gros talent que son prédécesseur. Mais Stefanski souhaite avant tout souligner l’attitude de ces joueurs qui savent se battre pour gagner, une identité importante à Detroit :

« Il peut décaler Reggie Jackson au poste 2. Derrick sort d’une super saison, il apporte cette ténacité, il a été à la guerre, il sait ce que c’est. Pareil au poste 4, on a de la chance d’avoir Markieff Morris, un battant, un dur, qui ne recule devant personne. C’est ce que j’aime avec ces deux gars. Ils n’ont peur de rien. »

Ed Stefanski

Avoir un banc solide est toujours un ingrédient souhaité dans une bonne recette NBA parce que cela permet de faire souffler les cadres comme Blake Griffin et de minimiser le risque de blessures graves. Les arrivées de Derrick Rose, Markieff Morris et compagnie réjouissent le franchise player de Detroit :

« On a fait un boulot incroyable, surtout au vu de la construction de notre équipe et du salary cap. On a ajouté de très bons joueurs de basket à l’équipe. Pas seulement Derrick et Tony, mais aussi Markieff, Tim, Joe. Ces gars sont bons et savent ce qu’il faut faire pour gagner en NBA. »

Blake Griffin

Néanmoins, il existe un seul bémol dans ce recrutement : le nombre d’arrivées estivales assez conséquent risque d’entraîner une période d’adaptation obligatoire mais Dwane Casey espère que les anciens composant le noyau central de l’équipe vont permettre d’accélérer et faciliter l’intégration des huit nouveaux joueurs de Detroit :

« On a huit nouveaux visages cette année. On recommence un peu à zéro. C’est un peu plus facile parce que le noyau dur – Blake (Griffin), Andre (Drummond), Reggie (Jackson), Langston (Galloway), Luke (Kennard) – comprend ce qu’on met en place, notre identité, des deux côtés du terrain. Mais ces nouveaux doivent s’habituer à notre style de jeu, à notre système »

Dwane Casey

Si Andre Drummond représente en réalité le seul vrai poste 5 du roster (ce qui apparaît comme le seul hic de ce banc), Markieff Morris rassure en affirmant être capable de jouer pivot sur certaines séquences, comme Thon Maker mais dans un style différent. Il possède en effet la taille, le physique et les qualités offensives pour faire figure de bon strech five :

« Je peux jouer plusieurs positions, même en 5 je sais que je peux le faire. Nous n’aurons pas de relâchements, surtout que D-Rose et moi-même sommes en mesure de scorer beaucoup. Nous aurons l’un des meilleurs bancs et nous n’aurons pas de moments de relâches quand les titulaires sortiront. C’est la chose la plus importante. »

Markieff Morris

A l’instar du cinq majeur, le niveau du banc reposera avant tout sur la santé de certains éléments clefs comme Derrick Rose ou encore l’échelle de progression de Luke Kennard. Cependant, cela fait plusieurs années que Detroit n’avait pas eu à l’approche du début de saison une profondeur aussi louable et une second unit intrigante.

source image : getty images

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