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Signé cet été pour deux saisons, Derrick Rose intrigue autant qu’il excite à Detroit mais le MVP 2011 est venu pour le projet et surtout pour aider cette équipe à passer un cap en facilitant le collectif.

Interrogé lors du traditionnel Media Day par la presse locale,  l’enfant de Chicago est confiant à l’approche de sa douzième saison dans la Grande Ligue. Il ressent une totale confiance des coachs et de ses coéquipiers qui souhaitent le voir jouer son jeu naturel sans forcer, pour son grand bonheur :

« Ils veulent que je joue comme j’ai toujours joué : en mettant du rythme. C’est ce qu’il y a de spécial avec cette équipe et cette situation, c’est que ce qu’ils me demandent, c’est ce que je fais naturellement sur le terrain. Ils veulent que j’attaque la peinture et que je crée, c’est ce que je fais depuis que je suis petit. »

Derrick Rose

Autre point important à quelques jours du début de la pré-saison : Derrick Rose ne ressent aucune pression. Il veut jouer de manière relâchée en aidant les jeunes tels que Bruce Brown, Luke Kennard, Sekou Doumbouya à progresser, tout en menant l’équipe au sommet grâce à son passé glorieux :

« J’arrive sans aucune pression, sans me soucier de quoi que ce soit en dehors de jouer au basket et d’aider les jeunes à progresser. Je ne pourrais pas demander mieux. Les récompenses je les ai déjà eues dans le passé, maintenant je veux gagner. La seule chose qui manque à mon CV c’est un titre. On ne sait jamais ce qui peut se passer, On l’a vu avec les Raptors à l’année dernière. »

Derrick Rose

Durant ce training camp, le meneur de 31 ans espère empocher le plus d’automatismes avec ses coéquipiers afin de pouvoir rapidement faciliter le jeu de l’équipe. Il ne souhaite pas entendre parler de concurrence ou de compétition au sein même du groupe. Son rôle est de s’intégrer pour que l’équipe s’améliore considérablement :

« Je me prépare à toutes les situations possibles. Je suis naturellement un facilitateur. Je pense que vous pourrez le voir cette année. Tant que tu cours, je pourrai toujours te donner le ballon. Les statistiques m’importent peu. Je ne suis pas ici pour marcher sur les pieds de quiconque. Je ne suis pas ici pour voler le travail de quiconque. Je suis juste ici pour gagner. L’année dernière, ils ont atteint le premier tour. Notre travail cette année consiste à nous qualifier pour le second tour. »

Derrick Rose

Pour une nouvelle recrue, l’adaptation est toujours une période longue, surtout pour un meneur de jeu qui doit apprendre les systèmes d’un nouveau coach, la philosophie adaptée… Mais Rose comprend l’importance de s’adapter sans modifier son jeu car c’est la clef d’une bonne réussite :

« Tout est une question d’adaptation. L’exemple parfait est Kobe (Bryant). Il est arrivé dans la ligue juste comme un joueur athlétique, ne prenait pas énormément de jump shots. Il n’a pas totalement modifié son jeu au fil des années, mais il s’est adapté de manière à s’intégrer et à se démarquer des autres dans la ligue. »

Derrick Rose

L’année dernière sous le maillot des Timberwolves, Derrick Rose a réalisé sa meilleure saison à 3-points dans sa carrière avec un pourcentage de réussite à 37.0% (trois tentatives par match). Néanmoins, le nouveau numéro 25 des Pistons refuse de forcer son jeu c’est-à-dire d’adopter la mentalité de « shooter pour shooter ». Il veut que le collectif de l’équipe lui permette de prendre les mêmes shoots que la saison passée, qu’il soit à l’aise avec ses tentatives :

«Je ne vais pas shooter que à trois points. Tous ces shoots que j’ai pris l’année dernière, je me sentais à l’aise à la prendre, je ne me suis pas forcé à les prendre. Si les équipes continuent à me donner ces shoots, je vais continuer à les prendre. Le plus important est de lire et comprendre le jeu. »

Derrick Rose

Après sa saison de renaissance à Minnesota, Derrick Rose a une nouvelle opportunité dans sa carrière pour démontrer que le talent est immortel et ne s’en va jamais. Responsabilités et objectifs collectifs clairs, The Pooh a tout pour réaliser une grande saison. Sixième homme de l’année ? Loin d’être impossible si sa malédiction le laisse tranquille. On touche du bois.

source image : Freep

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