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Alors comme ça, on peut trouver un jeu parfois dur, voir violent, dans le Michigan? Première nouvelle, c’est pas du tout l’ADN de la maison pourtant, n’est-ce pas messieurs Laimbeer, Mahorn, Rodman ou Thomas? Plus sérieusement, coach Casey a été interrogé sur ce sujet avant le match face aux Pacers.

Alors, il est important de différencier un jeu dirty de nos jours, comparé aux années 80/90. Pas de coup de la corde à linge, pas de bon gros plaquage cathédrale, juste une intensité physique qui n’est plus dans la norme actuelle du jeu. A Detroit, on sait que l’équipe est associée au jeu (magnifique) physique de la (tout aussi magnifique) controversée époque des Bads Boys.

« Je suis perplexe quand on dit que nos joueurs jouaient dirty face à Giannis Antetokounpo la nuit dernière, ils en étaient très loin. Sur une séquence, il a été mis au sol, je ne sais pas qui a exagéré le plus, entre lui et celui qui l’a touché.«  Dwane Casey

On sait que Casey est un coach qui prône l’intensité physique, c’était le cas aux Raptors, et c’est toujours le cas aux Pistons. C’est un des problèmes dans une NBA aujourd’hui ultra-offensive, un jeu porté sur une défense physique et intense est immédiatement critiqué et rapproché de terme dirty.

« Ce n’est pas être sale, c’est juste un jeu physique. On ne tient pas de rancune des précédentes rencontres, peu importe l’équipe, que ce soit Milwaukee ou Cleveland. On veut jouer un jeu intense physiquement, faire en sorte que ce soit difficile pour vous d’aller où vous voulez aller » Dwane Casey

Le coach veut juste pouvoir jouer avec des défenseurs qui jouent sur celui qui porte la balle, sur ceux qui coupe vers l’intérieur. Il veut jouer avec une grosse présence au rebond, dans la peinture en générale.

« On ne peut pas le faire seulement une nuit de temps en temps contre un gros joueur. Il faut le faire tous les soirs, en faire une habitude. Jouer physique n’est pas seulement une mentalité défensive, c’est aussi poser de gros écrans, prendre les contacts sous le panier, attaque intensément sur la défense adverse. On essaye de mettre ça en place d’une multitude de façons. » Dwane Casey

Même si c’est rare actuellement de voir des coachs autant portés sur la défense, hormis Budenholzer, les séquences défensives sont tout aussi importantes que les séquences offensives, et certains erreurs défensives peuvent coûter cher, demander à Paul George ce qu’il en pense. Même si les règles avantagent le jeu offensif, il ne faut pas oublier le défense.

« La liberté du mouvement, qui est une bonne règle, ne signifie pas la liberté d’aller tranquillement au lay-up, ni celle de prendre un shoot sans contestation. La liberté de moment est une chose, mais cela ne nous empêchera pas de leur rendre la tache difficile pour leur prise de shoot, leur accès au panier, mais en suivant les règles. c’est de ça qu’on parle : être une équipe physique, prête a jouer corps contre corps. » Dwane Casey

Enfin, on sait que jouer à Detroit n’aide pas à être favorisé par l’arbitrage, et que chaque action sera scrutée plus précisément qu’une autre franchise. Mais bon, c’est ancrée dans l’ADN de la maison, Detroit vs Everybody.

Source image : Detroit Pistons

 

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