13 minutes 3 ans

Depuis le début du mois de Noël, les Pistons se sont remis à l’endroit dans le jeu. En cinq matchs, le bilan est de quatre victoires pour une seule défaite, le tout en proposant un contenu plus que convaincant. Seulement, la suite s’annonce ardue avec plusieurs matchs périlleux à noter dans le calendrier. Un mois charnière pour l’avenir ? Analyse.

Du gros poisson à venir

Pour commencer, faisons déjà le point complet sur les prochains adversaires de Detroit, histoire de savoir de quoi on parle concrètement. Après avoir joué cinq matchs en ce mois de décembre, restent encore dix confrontations à venir avant le Nouvel An. Nommons-les dans l’ordre sans plus attendre : Dallas, Houston, Washington, Toronto, Boston, Chicago, Philadelphie, de nouveau Washington, San Antonio et Utah. Certes parmi les équipes citées ci-dessus, certaines sont à la portée des Pistons, en l’occurrence les Wizards, les Bulls ainsi que les Spurs. Mais pour le reste, Detroit est inférieur sur le papier. D’autant plus que sur les quatre grosses écuries qui attendent les Pistons (si on ne compte pas Dallas), une seule viendra jusqu’à Detroit (les Sixers). Pour ce qui est des Rockets, des Celtics et du Jazz, ce sera dans leur salle respective qu’il faudra aller batailler. Si on se pose cinq minutes et qu’on émet un pronostic à la volée, on pourrait imaginer facilement un bilan négatif et donc aucune progression au classement à l’Est alors que la situation commence déjà à devenir critique. Aujourd’hui, les Pistons ont remporté dix matchs pour quatorze défaites, et si ils venaient encore à empirer leur bilan au terme du mois, il faudra réellement cravacher pour la course aux Playoffs dès le mois de janvier. Un mois de janvier qui débutera par deux petits matchs sympathiques face aux Clippers et aux Lakers. Vous voyez l’embrouille ? L’heure est plus que jamais au serrage de dents pour des Pistons dont l’objectif est encore d’arracher un spot pour la postseason.

Pour tenter de rassurer la fan base de Motown, nous pouvons dire sans trembler que les hommes de Dwane Casey sont en pleine progression et que le jeu proposé en attaque est tout à fait cohérent et viable. Dans ce sens, il y a de quoi espérer faire trembler n’importe quelle équipe si tant est que l’adresse est présente. En revanche, il faudra clairement se donner davantage en défense, secteur dans lequel les Pistons manquent encore beaucoup de rigueur et d’intelligence, même s’il y a eu du mieux depuis le match face aux Spurs. Car en effet, ce ne seront plus Ingram, Brogdon ou Sexton qu’il faudra tenter de limiter (avec tout le respect que Pistons France leur accorde), mais bel et bien James Harden, Russell Westbrook ou encore Luka Doncic en passant par Pascal Siakam et Kemba Walker. Sans oublier bien sûr l’armada des Sixers. Face à ce genre de matchup, les mauvais placements de Drummond ne seront pas tolérés, la nonchalance de Griffin sera à bannir et il en sera de même pour tous les errements défensifs déjà observés depuis le début de la saison, peu importe l’auteur. Il faudra défendre dur et en équipe pour tenter de faire des gros coups car en attaque, on sait déjà que Detroit est moins performant que ces grosses écuries qui arrivent. En fait, la franchise du Michigan devra aussi bien assurer face aux équipes qu’elle est censée battre qu’être à 100% lors des gros rendez-vous, d’autant plus que lors de cette série de dix matchs, un petit back-to-back est prévu le 21 puis le 22 décembre (déplacement à Boston puis réception de Chicago le lendemain). Pas mal non ? Chez Pistons France, ça retient déjà son souffle.

Un mois décisif pour la suite ?

Pendant que les Pistons seront la tête dans le guidon, les bureaux du front-office pourraient tout à fait être en alerte en fonction des résultats de l’équipe. Si Detroit est dans le top 8 avant de démarrer le calendrier du mois de janvier, on peut imaginer que l’effectif ne sera pas en danger. Mais si à l’inverse l’équipe s’écroule et ne gagne que deux ou trois rencontres, qu’est ce qu’on fait ? Si les Pistons sont en 13-21 début 2020, ne faudrait-il pas commencer à se poser les bonnes questions avant de risquer une descente plus vertigineuse encore ? Oui, le mois de décembre peut être le mois de vérité, le mois de réponse aux maux des Pistons. Certes, il faut souligner la nette amélioration dans le jeu et dans l’attitude, mais bien jouer ne suffit pas toujours à gagner des matchs, et encore moins quand l’adversaire en face est capable de jouer encore mieux. D’autant plus qu’en NBA, la saison régulière est souvent une histoire de dynamique tellement les matchs sont rapprochés temporellement. En effet, si Detroit prend deux valises vendredi et dimanche face à Dallas puis à Houston, il ne sera pas si facile de gagner face aux Wizards ensuite avec le moral dans les chaussettes, même à domicile. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les probables cuisantes défaites que pourraient encaisser les Pistons face aux grosses équipes peuvent tout à fait avoir un effet boule de neige sur les matchs à priori plus faciles. Du coup, si le scénario tourne mal, il est possible que Detroit se retrouve avec un sale bilan qui sera par la suite difficile à corriger et qui prêtera à réflexion dans la tête des décisionnaires.

Chambouler l’effectif en cas de chute au classement, est-ce la bonne solution ? Peut-être pas, mais il faut croire que c’est la seule. Pour l’instant, personne n’est réellement intouchable dans cette équipe. Andre Drummond est certes sur une saison statistique monstrueuse mais l’impact réel sur les matchs est infiniment moindre comparée à sa production en terme de chiffres. Pour ce qui est de Blake Griffin, censé être le leader et le franchise player de cette équipe, l’ailier fort est pour le moment sur courant alternatif et ne parvient pas à tirer son épingle du jeu comme il avait su pourtant le faire la saison passée. De ce fait, on est en droit de cogiter du côté du front-office. D’Angelo Russell, annoncé dans les rumeurs de trade, intéresse déjà les Pistons, tout comme DeMar DeRozan. Comme pour dire que la franchise garde tout de même un œil sur le marché peu importe les futurs résultats. Le mois de décembre pourrait donc être le mois qui va faire la bascule entre la réflexion primaire et l’intention claire d’ici la trade deadline. Dans tous les cas à aujourd’hui 12 décembre 2020, Detroit n’a qu’une idée en tête : gagner le plus de matchs possibles pour se rapprocher de l’objectif Playoffs fixé en début de saison. Vu ce qui attend les hommes de Dwane Casey sur les parquets, la tâche s’annonce ardue, mais pas impossible. Ce qui est certain, c’est que cette étiquette d’équipe moyenne qu’est en train de se coller Detroit n’est pas viable et que peu importe ce qu’il se passera au fur et à mesure de la saison, participer aux Playoffs 2020 sera tout sauf facile. A suivre.

source image : forbes.com

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