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Si quelqu’un avait pu prévoir un tel match des Pistons contre la seconde meilleure équipe de la ligue, bravo à lui. Malgré la défaite, qui semble logique, le déroulement du match nous a montré l’inverse, avec notamment le retour d’une hargne propre à Detroit.

Los Angeles, dimanche 5 janvier, 20h00 heure locale. Des Lakers menés par LeBron et le meilleur sourcil de la NBA accueillent une équipe U18 des Pistons, orphelins du franchise player Blake Griffin. L’équipe qui commence est menée par un trio Drummond, Wood, et Sekou Doumbouya, qui enchaîne une troisième titularisation. Le backcourt Frazier/Snell est anecdotique, au vu de leurs temps de jeu et de leurs performances. Le premier quart est accroché, le deuxième voit clairement les Lakers s’envoler, avec une aisance aux contres déconcertantes, 20 blocks sur le match, season high. Sauf que les Pistons vont rentrer dans la seconde mi-temps avec une énorme dalle, excusez du terme. Le backcourt Rose/Mykhailiuk couplé au trio évoqué plus haut va tenir la dragée haute aux gars de L.A, et infligé un 32-19 dans le 3ème quart. Malgré un 14-0 infligé par les Lakers en début de 4ème quart, les Pistons vont remonter, que ce soit aux lancers francs, 30 rentrés ce soir, ou avec des énormes shoots rentrés par Svi et D-Rose. Néanmoins, à 99-98, Davis rentre un 3 tout aussi important pour tuer le match, et les Lakers assureront la victoire aux lancers dans les dernières secondes.

Bon, sur le papier, une défaite de plus, ok. Mais dans les faits, quel match. Malgré un Drummond très limité offensivement (2/13 au tir), mais bon en défense, et l’absence de Griffin, les jeunes, avec un Rose dans un (très) grand soir, ont réussi à tenir tête à un contender plus que sérieux au titre. Déjà, il faut saluer les prestations défensives du trio Wood, Doumbouya, et Brown sur LeBron. Certes, le King score quand même 21 points. Mais certaines séquences ont été exemplaires, surtout pour le jeune français. Sur AD, le même trio a essayé de le limiter, majoritairement Wood. On peut aussi insister sur l’importance du sniper ukrainien : l’ancien Laker a enchainé les shoots importants pour maintenir les gars du Michigan dans la course, il finit avec 14points (4/6 du parking!). Belle prestation aussi de Galloway, toujours aussi important en sortie de banc.

Mais il faut rendre hommage aux deux acteurs majeurs de la prestation de ce soir. D’abord, monsieur Derrick Rose. 29points à 42%, avec un 10/10 aux lancers francs, accompagnés de 3 rebonds et 5 assists. Le leader des Pistons a confirmé son statut de sixième homme d’élite dans la ligue. Et justement, celui qui l’a responsabilisé à ce point cette année, est aussi le deuxième acteur de la soirée: coach Dwane Casey. Souvent critiqué, parfois à raison, depuis le début de la saison, il a ce soir montré pourquoi il avait eu son trophée de coach de l’année il y a deux ans. Responsabilisation des jeunes, rotations intelligentes, bonne prise des temps morts, bref une performance de qualité de la part du coach.

Une défaite reste une défaite. Mais perdre de cette manière, c’est toujours plus satisfaisant qu’un blow-out. Reste à voir mardi contre les Cavs si les bonnes choses entrevues cette nuit seront toujours d’actualité ou non.

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