8 minutes 3 ans

Premier mois de compétition pour Sekou Doumbouya qui a tout à découvrir dans sa nouvelle vie Outre-Atlantique. Entre la barrière de la langue, le basket américain et de nouveaux coéquipiers, on pouvait s’attendre à un début de saison compliqué de la part du natif de Conakry. Ce fut tout le contraire, puisque dès son troisième match avec le Drive, Sekou intégrait le cinq majeur de la franchise affiliée aux Detroit Pistons. Dès lors la machine était lancée. Sur les dix premiers matchs du Drive, Sekou cumulait 17.5 points et 4.6 rebonds en 25 minutes. Des statistiques vraiment très encourageantes pour un rookie français âgé de seulement 18 ans.

Beaucoup de fans français, mais aussi américains, ont alors commencé à rêver sur le futur de Sekou Doumbouya avec les Pistons. En parlant de rêve, Sekou a pu réaliser le sien en entrant en jeu pour la première fois de sa carrière en NBA, le 23 novembre face aux Milwaukee Bucks du grec Giánnis Antetokoúnmpo. Sekou devenait alors le plus jeune joueur de cette saison 2019-2020 en NBA.

Cette adaptation parfaite, « Doums » la doit à son coach de Grand Rapids, Donnie Tyndall, qui l’a pris sous son aile depuis son arrivée, mais également à ses coéquipiers Louis King et Jordan Bone qui sont tous les deux liés aux Pistons par un two-way contract. Une vraie amitié s’est créée entre ces trois rookies qui forment désormais un solide Big 3 au Drive. Bone est le vrai maître à jouer de Grand Rapids (18.5 points et 7.7 assists en 34.5 minutes) et montre à chaque rencontre le poids qu’il peut avoir dans le résultat du match, à l’image de son tir au buzzer pour envoyer le Drive en prolongations face aux Texas Legends le 30 novembre. Grâce à cette bonne alchimie, les hommes de Tyndall terminaient le mois de novembre sur un bilan de 7 victoires pour 3 défaites.

DÉCEMBRE

Ce dernier mois de l’année, Sekou le commençait sur un nuage. Le 1er décembre, pour son deuxième match en carrière en NBA, il inscrivait ses 4 premiers points dans la grande ligue. Un moment magique et inoubliable pour celui qui rêvait à l’origine d’une carrière de footballeur.

Après trois entrées de suite en NBA, Sekou retrouvait la G-League et le Drive. On découvrait alors un nouveau Sekou, qui en l’absence de son meneur Jordan Bone (touché à une cheville), endossait un rôle de patron et de régulateur du jeu. Cela se traduisait par un altruisme et un rôle de « playmaker » lorsque le Drive menait ou que le score était équilibré. Sekou préférait impliquer ses coéquipiers plutôt que d’insister au scoring lorsqu’il était en panne d’adresse. Cela ne l’a pas empêché de devenir un vrai leader et de prendre le match à son compte, pour faire revenir le Drive en toute fin de match le 15 décembre contre les Red Maine Claws de Tacko Fall, avec 15 points inscrits en 5 minutes dans le money time. Malgré de bonnes statistiques durant ses 4 matchs avec Grand Rapids (16 points de moyenne à 42.5% au tir, 4.75 rebonds et 2 assists), le Drive s’inclinait à 3 reprises.

Ses bonnes performances ont incité Dwane Casey à rappeler Sekou en NBA pour toute la fin du mois de décembre. En effet, l’ancien joueur du Limoges CSP n’a depuis le 21 décembre, jamais quitté l’effectif des Pistons, et c’est donc par petites opportunités dans le garbage time, que Sekou foule les parquets NBA. En ce douzième mois de l’année, il aura joué en moyenne 4.2 minutes en 6 matchs pour 1.8 point. Ce temps de jeu réduit et irrégulier, génère de la frustration pour tous ses observateurs.

De ses deux premiers mois de compétitions, beaucoup de bonnes choses sont à retenir. Tout d’abord Sekou a toujours montré beaucoup d’envie et d’agressivité, même sur les courtes entrées en toute fin de match. Comme souvent avec lui. De plus, une vraie progression est à noter sur son tir, une arme de plus en plus fiable qui n’a pas fini de se perfectionner, près ou loin du panier. Toute cette progression ne serait peut être pas aussi importante, si Sekou n’avait pas cette volonté de se montrer et d’insister, dans des situations où d’autres auraient été plus discrets. Il ne reste plus qu’à suivre où ses bons débuts vont le mener…

source image : Getty

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