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La rédaction de Pistons France vous propose de manière occasionnelle cette saison un bilan général sur Sekou Doumbouya, le rookie et premier français des Pistons. Place aujourd’hui au deuxième débriefing sur le mois de janvier.

Le premier mois de l’année 2020 n’aura pas été de tout repos pour Sekou Doumbouya. Si dans un premier temps il s’est retrouvé au centre de toutes les attentions, il a par la suite, connu de nombreuses difficultés. Normal pour un rookie.

Le mois de janvier débutait sur les chapeaux de roues pour le rookie de Motor City. Dès le 2 janvier, Sekou intégrait le cinq majeur des Pistons pour la première fois, face à l’équipe très expérimentée des Los Angles Clippers. Pour sa toute première titularisation en NBA, il se retrouvait face aux deux All-Stars Kawhi Leonard et Paul George. Un premier gros défi à relever, d’autant plus que Sekou n’apprenait la nouvelle que le matin même du match. Malgré quelques erreurs défensives, Sekou rendait une copie très impressionnante en signant son premier double-double NBA avec 10 points et 11 rebonds.

Quarante-huit heures plus tard, Sekou Doumbouya réitérait l’exploit et devenait ainsi le 3ème plus jeune joueur de l’histoire de la NBA, à réussir deux matchs de suite en double-double. Face à Golden State, le français était sur un nuage, compilant 16 points à 4/7 à trois points et 10 rebonds.

Le 7 janvier dernier contre Les Cleveland Cavaliers, les images de son poster-dunk sur Tristan Thompson faisaient le tour du monde. Sekou venait tout simplement de sortir l’un des plus impressionnants dunk de cette saison 2019-2020, dès son quatrième match comme titulaire. « Le tomar, je savais que ça ferait du bruit » disait l’intéressé après la rencontre. Pari réussi.

En l’espace d’une semaine, le français avait joué et surtout performé contre des grands noms de la NBA, tels que LeBron James, Anthony Davis, Draymond Green ou encore Kawhi Leonard. Il était difficile d’imaginer des débuts en tant que titulaire à ce point réussis, pendant un road-trip compliqué sur la côte Ouest. Chaque match était l’occasion de se répéter que son travail payait enfin, que sa progression était impressionnante et encourageante pour l’avenir de Detroit.

Le point culminant de cette ascension fulgurante intervenait le 15 janvier dernier, lorsque Sekou inscrivait son nouveau record de points en NBA avec 24 unités, à 76% au tir. Une adresse et une confiance insolentes pour un gamin de tout juste 19 ans.

Malheureusement, la descente fut brutale et compliquée. La NBA est intransigeante et les jours ne se ressemblent pas tous. Les 7 matchs suivants rappelaient à Sekou que rien n’est jamais acquis, et qu’il ne devait pas relâcher ses efforts du début de saison. Plus aussi adroit et très (trop) souvent oublié de ses coéquipiers, les statistiques du franco-guinéen n’étaient plus aussi flamboyantes. Si la fatigue pouvait également se faire sentir, ce n’était pas l’avis de son coach Dwane Casey.

En effet, suite au match contre les Nets le 29 janvier, où Sekou s’était vu sanctionné en ne jouant que huit minutes, le coach de Detroit s’est fendu de déclarations piquantes à son encontre, en le menaçant notamment de le renvoyer en G-League. Des mots durs pour espérer un déclic mental, telle est la méthode de Dwane Casey.

Ce déclic semblait avoir lieu le 2 février contre Denver, lorsque Sekou inscrivait 17 points sans rien forcer. Un bon match avec un rôle décisif en première mi-temps, rien de mieux pour relancer Sekou à l’entame du mois de février.

[Quelques chiffres]

Sur ce mois de janvier, Sekou Doumbouya a joué au total 15 matchs pour un temps de jeu moyen de 26.6 minutes. Il a marqué 9.3 points en moyenne (à 44.8% au tir, 29.2% à 3 points), capté 4.3 rebonds et distribué 0.6 passe décisive.

source image : getty

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