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L’annonce a été officialisée hier en début d’après-midi : le vice-président des opérations de basket du Thunder Troy Weaver s’est engagé avec les Detroit Pistons pour devenir le nouveau general manager de la franchise.

Un contrat de quatre saisons marquant le début de la reconstruction à Detroit et d’un renouveau guidée par Troy Weaver accompagné de Ed Stefanski et Dwane Casey. S’il est difficile d’ores et déjà de juger la qualité de son futur travail à Detroit, certains éléments analysés a priori semblent prouver que le destin de Motor City a été placé entre de bonnes mains. Zoom sur ce choix parfaitement accueilli par la presse et les fans.

Une polyvalence précieuse dans une reconstruction

Dans une NBA moderne où les front offices sont de plus en plus larges et composés de nombreux secteurs de spécialisation, il est important que la tête pensante du système, le chef d’orchestre de la troupe soit le plus polyvalent possible. Bonne nouvelle donc puisque Troy Weaver qui dirigera l’ensemble des secteurs du front office est réputé en premier lieu pour ses compétences complètes et diversifiées.

Au cours de sa carrière, l’ancien bras droit de Sam Presti a endossé plusieurs costumes au sein de multiples organisations (Jazz, Thunder, Syracuse, Pittsburgh…) issues de ligues différentes. D’abord coach en AAU où il a été champion, puis assistant-coach en NCAA, il est arrivé en NBA en 2004 à Utah comme chef du secteur scouting avant d’être promu directeur du développement des joueurs. En 2008, il rejoint les bureaux de Sam Presti dans la nouvelle franchise de l’Oklahoma en tant qu’assistant-GM puis vice-président à partir de 2019. En somme, Troy Weaver connaît parfaitement l’intégralité des ficelles de ce métier : le scouting, le développement, le training, le travail avec les jeunes, le recrutement… Que les fans des Pistons dorment sur leurs deux oreilles, leur nouveau manager comprend l’importance de chaque rôle d’une direction NBA.

Un manager rookie mais expérimenté

Une personne ne se juge pas à la grandeur de son statut mais à la qualité de ses expériences effectuées. Telle est la maxime qui pourrait répondre aux premiers septiques car leur principale inquiétude réside sur le choix d’engager un GM rookie pour driver un projet de reconstruction aussi drastique que celui de Detroit. Cependant, même si Troy Weaver (52 ans) n’a jamais été le patron d’une franchise NBA, il baigne dans le basket américain de haut niveau depuis 1996 où il a été embauché comme assistant-coach de Ralph Willard à Pittsburgh puis de Fran Fraschilla à New Mexico et surtout de Jim Boeheim à Syracuse lors du titre 2003.

Officiellement rookie certes mais Weaver travaille depuis seize années en NBA dont douze avec Sam Presti – considéré comme l’un des meilleurs managers de la ligue ces dernières années. A Oklahoma City, il n’a cessé de grimper les échelons et d’être responsabilisé notamment dans le processus de Draft et de scouting. Au contact de Presti, il a vécu différentes situations à OKC : une équipe jeune en reconstruction jusqu’en 2010, puis prétendante très sérieuse au titre avant le départ de Kevin Durant et enfin une équipe de Playoffs solide construite autour de Russell Westbrook. Même après le départ de ce dernier pour Houston et de Paul George aux Clippers, il a secondé Presti dans l’instauration rapide mais réussie du nouveau projet basé sur la jeunesse entourée de Chris Paul. Difficile donc de trouver une chose que Troy Weaver n’a pas expérimenté en tant qu’assistant au Thunder : des départs de superstars aux transitions inattendues de projets, Weaver a littéralement tout connu et n’est donc pas un amateur. Son expérience au Thunder lui a servi de formation XXL au métier de GM qu’il exercera désormais dans le Michigan.

Une réputation de haut rang au sein de la Ligue

Dans les couloirs de la Ligue, le nom de Troy Weaver est déjà largement connu et respecté en grande partie grâce à ses années au Thunder. Dès son arrivée dans la direction de Sam Presti, il fait le forcing lors de l’été 2008 pour que Oklahoma City sélectionne Russell Westbrook qu’il projetait comme une superstar en devenir. Lors de son passage au Jazz comme chef du scouting, Weaver a été l’origine des choix de Draft suivants : Paul Millsap, Deron Williams et C.J. Miles. Réputé pour son nez fin concernant les prospects et les jeunes joueurs, il a été l’un des acteurs les plus importants dans le recrutement de Carmelo Anthony à Syracuse en 2003 lorsqu’il y était assistant.

Si tout n’est pas rose à Detroit, les fans peuvent au moins se réjouir d’une petite chose : leur franchise de cœur est parvenue à engager l’un des assistants les plus prisés ces dernières années puisque Troy Weaver a déjà refusé le poste de GM à Washington, Atlanta et Chicago. Tout le monde se l’arrachait et pour une fois, c’est bien Detroit qui ramasse le lot collector. A noter que lors des départs de Stan Van Gundy et Jeff Bower en mai 2018, il faisait déjà partie de la shortlist de Arn Tellem et Tom Gores mais n’avait malheureusement pas été autorisé par le Thunder à passer un entretien.

En pleine reconstruction, les Pistons cherchent à attirer des jeunes talents lors des prochaines cuvées et avec Troy Weaver aux manettes, ils peuvent espérer de bons choix dans les mois à venir avec un probable pick Top 5 à la Draft et une enveloppe avoisinant les $30.0 millions de flexibilité financière pour tenter de restructurer le roster. Bref, time to rebuild !

source image : Detroit News

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