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L’arrivée d’une nouvelle direction pousse parfois un coach à plier bagages. A Detroit, Troy Weaver et Dwane Casey semblent entretenir créer une relation parfaite.

Une analyse de la situation similaire

Afin d’entamer la reconstruction sur des bases saines, il faut avant tout une bonne entente entre les bureaux et le banc. Depuis sa nomination au poste de général manager, Troy Weaver ne cesse de rencontrer les différents protagonistes pour discuter des échéances à venir.

Avant la Draft et la Free Agency – exceptionnellement prévues en octobre et novembre, Dwane Casey multiplie les entretiens avec sa nouvelle direction afin de lister les besoins et les manques de son roster. Il tient à préciser que ses discussions avec Weaver se déroulent bien et que les deux hommes possèdent de nombreux points communs :

Nous avons parlé de certains joueurs et voyons les choses de la même manière. Nous réfléchissons de la même façon quand il s’agit d’observer les joueurs. Je pense qu’il est très, très important que vous ayez la même façon de les analyser pour savoir avec lesquels vous voulez rivaliser, et lesquels vous voulez vous battre.

Le plus important reste la fréquence de leurs rendez-vous. En effet, Casey a ajouté que sa relation avec son nouveau boss était idyllique et que les deux hommes parlent tous les jours de l’équipe. De quoi rassurer tout le monde quant au développement du projet actuel :

Notre relation s’est bien développée. Nous parlons tous les jours. Nous nous envoyons des SMS tous les jours. Nous sommes en contact permanent. J’apprécie ce type de relations avec un GM. En ce qui concerne l’évaluation des joueurs, nous avons la même façon de procéder.

Il ne faut néanmoins pas omettre la présence de Ed Stefanski, toujours officiellement dans la hiérarchie des Pistons en tant senior advisor. Voilà ce qui pourrait ajouter un troisième protagoniste pour trancher certains dossiers si Casey et Weaver venaient à hésiter.

Des objectifs discutés et partagés

Il y a une multitude de facteurs qui doivent se rejoindre pour permettre à une franchise d’être en bonne position pour un succès durable. Rien ne peut être plus important qu’une saine relation entre un coach et un GM. Ils n’ont pas besoin d’être meilleurs amis, mais ils doivent partager un ensemble de principes communs en ce qui concerne le type d’équipe qu’ils espèrent constituer.

Casey n’exige pas de diriger la Draft ou d’avoir le dernier mot sur les trades ou les signatures. Mais en tant que coach expérimenté avec un CV complet, sa voix peut compter. Le moyen le plus sûr d’en faire une réalité est de partager avec le général manager les mêmes valeurs fondamentales, et c’est en effet le cas avec Weaver :

Nous aimons tous les deux les joueurs qui jouent dur, qui viennent pour concourir, qui mettent leurs bottes de travail chaque jour. C’est le type de joueur que nos fans ici à Detroit apprécient et auxquels ils sont habitués – les cols bleus.

Dans une Ligue de plus en plus offensive, l’ancien coach des Raptors sait pertinemment que son équipe doit être composée de plusieurs shooteurs d’élite et d’autres scoreurs naturels. Hormis Luke Kennard et Svi Mykhailiuk, les Pistons ne comptent pas énormément de spécialistes du parking :

Nous apprécions aussi les shooteurs. Vous devez avoir un bon mélange de gars entre des cols bleus et des shooteurs, des gars qui peuvent scorer. Le jeu se développe ainsi et nous devons tous évoluer de ce point de vue.

Les prochaines saisons risquent d’être compliquées d’un point de vue des résultats. En revanche, la franchise entame une nouvelle page avec des personnes impliquées qui travaillent d’arrache-pied pour installer une identité perdue depuis plus de 10 ans.

source image : Pistons Official

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