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Entre les blessures, la crise de coronavirus, les trades et les défaites, on peut dire que coach Casey n’a pas eu une année facile à Detroit, mais quelle mentalité va-t-il adopter pour mener ce jeune effectif en reconstruction ?

Des valeurs historiques à Detroit

Tout d’abord on va commencer par le plus évident, c’est quelque chose dont Dwane Casey a énormément parlé en après-match tout au long de la saison : « la dureté ». Si historiquement la réussite des Pistons et leur dureté sont étroitement liées, dans le basket de nos jours, cette dureté est abordée de manière différente.

Quand Casey parle de « dureté », il mentionne en réalité l’aspect physique et agressif du collectif, ce qui ferait du bien à ce jeune roster – notamment à Sekou Doumbouya et le futur pick 7 qui devront s’étoffer physiquement.

On peut mettre ces Pistons actuels en parallèle avec les Raptors de l’époque : Casey les a transformés petit à petit en équipe que personne ne souhaitait affronter, en groupe soudé qui était difficile à défier :

Nous avons mis en place un programme avec un haut niveau de condition physique et de musculation. L’an dernier on avait fait un pas en arrière quant à la dureté physique et c’est un secteur sur lequel nous devons revenir cette année. Si vous regardez les équipes que nous devons battre, elles sont physiques, elles sont dures. Pour faire ça, nous devons revenir aux bonnes vieilles méthodes des Bad Boys et à cette époque où il y avait de la dureté ici à Detroit si nous voulons sérieusement prétendre au titre et aller où nous voulons aller

Aujourd’hui avec les arguments qu’avance Casey, le parallèle avec Miami (attention : ce ne sont pas les Bad Boys 2) peut être fait. Cette organisation est connue pour avoir une très haute norme de condition physique pour tous ses joueurs, parfaitement illustrée lors de la bulle quand Jimmy Butler restait sur le terrain pendant l’intégralité du match à 110% des deux côtés du terrain. Ce qui a permis à Bam Adebayo, Tyler Herro et les autres jeunes de renforcer leur arsenal physique :

Le plus important sera de réussir à jouer de cette façon en étant durs, en étant physiques, en provoquant des passages en force. Nous avons travaillé sur le fait d’encaisser des passages en force pour la première fois depuis longtemps dans ma carrière. On le faisait à mes débuts à Toronto. Ça nous permettait de nous habituer au contact, mais aussi d’apprécier ça : ce contact peau à peau que vous devez provoquer pour gagner des matchs dans la NBA d’aujourd’hui. C’est ce que fait Miami, c’est ce que fait Boston.” 

Cela peut paraître un peu simple comme remarque mais il est vrai que ces dernières années, Detroit a souffert d’une véritable irrégularité dans les résultats comme dans le jeu produit (que cela soit avec Stan Van Gundy ou Dwane Casey). Il sera important de ramener un peu cet esprit collectif de combativité.

La Draft comme moteur déclencheur

C’est à ce moment précis qu’il faudra se tourner vers la Draft et au vue de ce qu’attend Casey, les joueurs plus intéressants seront ceux capables de shooter, d’apporter de la dureté physique et défensive, de la créativité offensive etc. En réalité, il faudrait un joueur qui pourrait dynamiser le collectif et montrer l’exemple aux jeunes déjà présents.

Nous aimons les shooteurs aussi. L’idéal est de présenter un bon mix entre des guerriers et des shooteurs, des gars qui peuvent mettre la balle dans le cercle. Le jeu évolue en ce sens et nous devons évoluer en ayant conscience de ça.

Les Pistons entament un nouveau projet, une reconstruction drastique et avant de trouver les joueurs, les acteurs de cette nouvelle décennie, il faut décider d’une identité et d’une mentalité. Et Detroit doit rester Detroit. Le sang et la sueur doivent couler et les cris doivent être strident.

source image : AFP

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