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Pour sa troisième saison dans le Michigan, le coach Casey est loin des standards qu’il a connu à Toronto. Habitué à jouer le haut du tableau, il doit aujourd’hui assurer un travail de développement, ce qui n’était pas le plan d’action mis en place lors de son arrivée. Mais malgré cet imprévu, Dwane Casey remplit parfaitement sa mission et montre des satisfactions à la pelle.

Un projet initial tombé à l’eau

Arrivé en provenance de Toronto après une saison 2018 durant laquelle il a été élu coach de l’année, son intronisation au poste de head coach était presque inespéré. Même si il n’a jamais su sortir de la conférence est en tant que vainqueur (la faute à un certain Lebron James), c’est un tacticien qui a su construire une équipe avec un jeu cohérent et surtout une équipe pouvant se dire prétendante au titre. Il a toujours été en constante progression avec cette équipe, et c’est dans le but de recréer cette dynamique que Casey arrive à la tête d’une équipe entre autre composée de Kennard, Reggie Jackson, Drummond et Blake Griffin. Une première saison qui se conclut par un record de 41-41 et un sweep par les Bucks en play-off donnera de l’espoir quant à la suite. Mais la saison suivante sera catastrophique et servira de transition vers un projet de reconstruction, qui sera établi par Troy Weaver à son arrivée à la fin d’un année tronquée par le Covid, se finissant avec 20 victoires pour 46 défaites, soit un pourcentage de victoire à hauteur de 30%.

Une cohabitation parfaite avec le front office

Car oui, Casey était un choix de l’ancien front office mené par Ed Stefanski. Nommé General Manager après avoir fait du très bon travail à OKC, Troy Weaver a posé ses valises avec l’idée de rebâtir une équipe de zéro. Ce n’était pas forcément l’ambition à laquelle prétendait Dwane Casey lorsqu’il a paraphé son contrat à Detroit. Avec aujourd’hui aucun joueur restant du roster qu’il avait lors de son premier jour, l’objectif pour le coach est clair : développer des joueurs. Une tâche qu’il accomplit avec brio, et au plus grand plaisir de son GM. Une mission qu’il avait déjà rempli à ses débuts à Toronto. Pour ces raisons là, Troy Weaver est plus que satisfait, et il ne manque pas l’occasion de le faire savoir.

« Je suis vraiment ravi, j’ai rien a redire sur Dwane et son staff. Vous savez, lorsque vous êtes dans le même genre situation que nous, vous vous demandez souvent si vous avez le bon coach qui fait les bons choix. Que peut être il faut du changement. Mais moi non. Je suis convaincu que Dwane est le meilleur coach du monde pour notre projet.« 

Troy Weaver

En trois ans, Dwane Casey n’a jamais eu une aussi bonne stabilité collective qu’aujourd’hui, et l’entente parfaite entre lui, son staff, ses joueurs et le front office en est pour beaucoup. Avoir un objectif clair et commun pour tous est sans doute ce qu’il manquait pour enfin avoir des raisons d’être satisfait du travail fourni.

Une gestion d’effectif proche de la perfection

Avec un effectif jeune (24 ans en moyenne), et le projet de développer au maximum les joueurs, faire jouer le plus de monde possible est une obligation pour Dwane Casey. Au plus grand bonheur du roster, tout le monde a eu sa chance et son temps de jeu cette année. Et c’est sans doute ce qui fait le charme de cette équipe. Un sentiment de solidarité, une envie de monter et d’évoluer tous ensemble émane de cette équipe, ce qui est permis grâce à une très bonne gestion du staff. Des joueurs expérimentés comme Plumee et Grant ont droit à leurs minutes sans tomber dans le surmenage, tandis que des rookies comme Saben Lee, Saddiq Bey ou encore Isaiah Stewart sont responsabilisés et jetés à l’eau avec succès. Une politique du mérite que Casey applique tout au long de l’année et qui pousse les joueurs à se donner pour prouver qu’on peut compter sur eux. Exemple parfait avec Frank Jackson. Le two-way contract en provenance de New Orleans montre les crocs à tout les matchs et se rend très utile des deux côtés du terrain. Il est une des très bonnes surprises de la saison, de ce fait il ne serait pas étonnant de le voir prétendre à un contrat pour la saison prochaine.

En outre la distribution des minutes, Casey propose également un jeu très alléchant et propre, un des meilleurs qu’on ait vu depuis des années à Detroit, et ça sans grands moyens. Un jeu collectif qui implique le maximum de joueurs se mêlant avec des transitions explosives. Avec une moyenne de 24 passes par match, les Pistons se classent 15ème de la ligue dans ce secteur devant des équipes comme les Clippers ou encore le Jazz. Alors que beaucoup auraient pu quitter le navire une fois le projet échoué, Casey lui a choisi de faire confiance au nouveau front office et d’accepter le défi de Troy Weaver. Pari réussi pour l’instant pour le COY 2018 qui fait l’unanimité dans sa franchise comme chez les fans.

Source image : Sportsnet.ca

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