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Un nouveau match contre un contender de la ligue pour les Pistons. Le 6ème en sept matchs depuis le début de saison. Une rencontre qui aurait pu s’annoncer compliquée sur le papier, mais qui en réalité représentait un matchup abordable. Sans Middleton, Lopez, DiVicenzo, ni Holiday, cette équipe des Bucks restait dangereuse oui, mais pas imprenable. Et pourtant, le contenu du match fût bien terne.

Le match partait pourtant sur de bonnes bases. Giannis était comme prévu inarrêtable, mais les starters affichaient un beau visage, du mouvement, et de l’engagement défensif. Mais à partir de la 6ème minute et des premières rotations, le cirque Pistons a pu commencé. Car oui, un cirque est le meilleur mot pour décrire la prestation d’hier. Rien n’allait. Avant d’analyser cette déroute, il est cependant important de souligner l’exemplarité de Jerami Grant cette nuit. Véritable Atlas de l’équipe, et cela, même si Giannis himself était son opposant.

Je me dois d’être préparé pour chaque soir. Il y aura toujours un gars talentueux dans l’équipe d’en face. Je suis juste prêt à être performant, en attaque comme en défense.

Jerami Grant

Avec 21 points en 24 minutes, le tout en tirant à 62% dont 4/8 du parking, le médaillé d’or olympique des Pistons n’a pas grand chose à se reprocher. Les prochaines lignes ne le concerneront donc pas.

Je suis embarrassé. Nous devrions tous avoir honte.

Dwane Casey

Tels ont été les premiers mots du coach des Pistons à la presse après le match. Misérables dans la création ce soir, les Pistons affichent des chiffres indécents. 32% aux tirs (30/93), dont 8/47 de loin. Sans la réussite de Grant, les chiffres tombent à 4/39 à trois points, et 22/80 en général. Mais en dehors de ce match raté, symbolisé par Cade Cunningham (2/14 aux tirs dont 0/9 de loin), c’est surtout la manière qui fait tâche. L’équipe n’a aucun plan de jeu, les créateurs que sont Hayes et Cunningham ne sont pas bien utilisés, les rotations n’ont aucune cohérence. En bref, rien de tout ça ne ressemble à une équipe en reconstruction qui a pour but de développer ses jeunes. Killian donne la balle à un joueur d’iso dès qu’il passe la moitié du terrain, Cade est dans un rôle de spot-up shooter, très peu de pick-and-roll, et les phases dans lesquelles un système est mis en place se comptent sur les doigts de la main.

Parler une nouvelle fois de l’incohérence de la second-unit et des rotations 2K de Dwane Casey ne serait que répétition. Cette défaite fait mal. Mal au moral, mal au projet, mais surtout mal à Casey. Le coach en place pour sa quatrième saison vient sûrement de perdre la confiance des fans. Après ce blow-out 89-117, une question est en droit de se poser : Casey est-il toujours l’homme de la situation pour orchestrer cette restauration sur le terrain ?

Source image : Rick Osentoski-USA TODAY Sports

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