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Ça allait comme un lundi pour les Pistons hier soir. Cette confrontation face aux Kings était pourtant la plus abordable de la semaine sur le papier. Avant d’affronter les Pacers, Warriors et Lakers, les hommes de Dwane Casey (et monsieur Casey lui même) n’ont pas rassuré. Retour sur une rencontre chargée en déception.

Le dicton veut qu’il soit coutume de garder le meilleur pour la fin. Les Pistons eux ont réservé le pire pour le début. À l’image du match contre les Cavs, rien n’allait lors du premier quart-temps. Très rapidement distancés au score, la première reprise se conclut par un sévère 31-12. Les Pistons encaissent les coups, sans en rendre en retour.

On a joué mal, mais nous ne sommes pas aussi mauvais que ce qu’on a montré. Mais nous ne sommes pas aussi bon que ce qu’on a montré contre Toronto. Ce match ressemble à celui contre Cleveland, mais on a su rebondir.

Dwane Casey

A l’image de cette déclaration, le coach Casey n’est pas irréprochable ce soir, il est même sûrement le premier fautif. En plus de ses choix de jeu mis en place, comme celui d’utiliser Cade Cunningham en tant que poseur d’écran dans un pick and roll, le coach et son staff ont aussi proposé une rotation frustrante. Alors que les fans attendent logiquement de voir des jeunes comme Saben Lee (ultra performant en G-League) ou encore Hamidou Diallo, c’est Rodney McGruder qui est rentré en premier et qui a eu le plus de minutes dans ce match entre ces trois là. Une incohérence dans le projet de restauration qui devrait mettre les jeunes en avant.

Cette débâcle est aussi le fruit d’un manque criant d’intensité et d’adversité. Les Kings ont pu profiter de l’incapacité des Pistons à défendre et contester les tirs. Plusieurs runs (dont un saignant 24-2) et une adresse insolente (55%/53% en première mi-temps) ont permis au californiens de creuser un écart qui ne sera jamais rattrapé.

Cependant, tout n’est pas à jeter. La deuxième mi-temps a livré son lot de satisfactions. La première provient évidemment de Cade Cunningham. Le meilleur match de sa saison fût une merveille de propreté. Un beau 25-8-8 en tirant à 50% dont 5/11 de loin. Saddiq Bey aussi lance enfin sa saison en marquant 28 points avec des pourcentages proches de ses standards de l’année dernière. Garza a lui aussi pu montrer de très belles choses, surtout dans l’envie. Voir Diallo et Lee sur le terrain et marquer des points pour bousculer la rotation constitue aussi un point positif.

Malgré un début catastrophique, et le pire premier quart de la saison, l’issue du match et son contenu n’est pas aussi dramatique que lors de matchs comme celui contre les Bucks ou même les Cavs. Il s’agit certes d’une déception de taille, mais cette équipe à déjà prouver sa capacité à réagir par orgueil. Une réponse est attendue face aux Pacers dans la nuit de mercredi à jeudi.

Source image : MARLOWE ALTER / DETROIT FREE PRESS

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