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Face à un effectif des Warriors diminué, et à la maison, les joueurs de Detroit auraient pu espérer décrocher une nouvelle victoire. Mais des blessures et de nouveaux problèmes de coaching ont empêché la déesse de la victoire de sourire aux Pistons.

Stephen Curry, Draymond Green, Andre Iguodala et Otto Porter Jr. tous annoncés out à quelques heures d’un match qui s’annonçait des plus difficiles face à la meilleure équipe de la ligue. Voilà de quoi donner quelques espoirs aux Pistons. Il ne fallait cependant pas oublier que la franchise de San Francisco possède une chose qui fait cruellement défaut à celle du Michigan : de la profondeur. Même en l’absence de leurs cadres, les Warriors restaient des adversaires valeureux comptant dans leur rang des joueurs de talent et de devoir. Pour Detroit, le 5 majeur était le même que d’habitude, prêt à entamer la première série de victoires de la saison.

Mais dès l’entame du match, les craintes se sont confirmées. Golden State, mené par un très bon Jordan Poole en relais de Stephen Curry, a pris l’avantage très tôt et a démontré que les Warriors n’étaient pas des peintres sans leur MVP. La réponse ne s’est pas faite attendre de la part des Pistons, menés par un Cade Cunningham de plus en plus à l’aise dans son costume de chef d’orchestre. Pertinent et efficace au tir comme à la création, ainsi qu’impactant en défense, le first pick a continué sa montée en puissance et présente une nouvelle fois une ligne de stats très propre avec 19 points, 6 rebonds, 6 passes, 3 interceptions et 2 contres à 6/12 aux tirs et 3/8 de loin. Malheureusement cette bonne forme n’était pas partagée par le reste de l’effectif. Il est compréhensible d’excuser Hayes, toujours handicapé par son pouce blessé, mais un peu moins pour les ailiers. Bey a à nouveau contre-performé et Grant a livré une très mauvaise première période en attaque, peinant à rentrer des tirs qui sont d’habitude sa spécialité. Grâce à l’apport en sortie de banc d’un Hamidou Diallo plein d’énergie, et d’un superbe Franck Jackson qui a rappelé les beaux jours où il arborait encore son afro, les Pistons se sont maintenus à flot et sont rentrés aux vestiaires menés de seulement 5 points.

C’est le 3ème quarts-temps qui a représenté les ténèbres de cette rencontre pour Detroit. Les Warriors ont sorti le cadenas et commencé à creuser une tombe dans la Little Caesar Arena à grand coup de 3 points assassins. Et pour assombrir un peu plus le tableau de ces douze minutes de jeu, Beef Stew, sur un atterrissage semblant pourtant anodin, voit sa cheville tourner et est contraint de sortir faire un tour à l’infirmerie. Des nouvelles encourageantes ont cependant été apportées plus tard et rassurent quant à l’état de l’articulation du pivot.

C’est un gars dur. Il reviendra, j’en suis sûr.

Frank Jackson

La fin du match ne s’engageait donc pas sous les meilleures auspices, mais grâce à un Jerami Grant qui retrouvait son rythme, ainsi qu’un Cunningham et un Franck Jackson toujours aussi performants, l’équipe est parvenue à revenir à seulement 3 points de retard à trente secondes du coup de sifflet final. Possession côté Warriors, balle à Wiggins (en forme durant la soirée) et tentative de lay-up contrée par Cunningham. Temps-mort. Vingt secondes restantes sur l’horloge. Il est évident que le tir recherché sera un 3 points, dans l’idéal pour Cunningham ou F.Jackson. Quel système va être dessiné ? Le tir sera-t-il pris en catch & shoot ou en sortie de dribble ? Pas le temps de répondre à ces questions que Cade s’occupe de la remise en jeu et qu’une possession sans la moindre organisation se lance. Et deux tirs casse-croûte plus tard, le match est terminé. Les joueurs n’ont pas su gérer la balle de l’égalisation, dommage. Sont-ils les plus à blâmer ? Sûrement pas. Coach Casey a une nouvelle fois déçu. Aucun plan de jeu, la décision incompréhensible de confier la remise en jeu au joueur le plus clutch de l’équipe, encore un point noir sur le dossier de l’entraîneur qui se met peu à peu la fanbase à dos.

Nous aurions dû savoir comment nous en sortir. Nous avions besoin de cette victoire. Nous avons besoin de toutes les victoires possibles.

Cade Cunningham

Un résultat qui laisse un goût amer et qui met en évidence des défauts à combler, sur le terrain comme sur le banc. Les Pistons ne doivent cependant pas baisser la tête, et se tenir prêt à affronter une autre franchise californienne ce dimanche, en les accueillant avec le couteau entre les dents. Prochain match dans la nuit de dimanche à lundi, contre les Lakers de Anthony Davis et LeBron James.

Source image: Mike Mulholland/Getty Images

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