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10ème défaite d’affilée pour les Pistons cette nuit contre les Wizards. Et encore une fois, un match serré que les jeunes joueurs de Detroit négocient mal. Si il est compréhensible de penser que les Pistons proposent de moins bonnes choses que l’année dernière, d’autres facettes de ce début de saison sont cependant encourageantes.

Car oui, même si les 10 défaites d’affilées, et les 20 au total, peuvent paraitre énormes, elles peuvent être facilement justifiées. En 24 matchs, le calendrier est loin d’avoir été tendre. Hawks, Sixers, Nets, Bulls, Bucks, Warriors, Suns.. Sur les 24 matchs joués, 12 d’entre eux l’ont été contre une équipe du top 10 actuel de la NBA. Les deux matchs de la saison contre les Lakers ont eux aussi été joués. Les coéquipiers de Cade Cunningham ont même plutôt bien négociés ces matchs compliqués avec quelques très belles prestations. Les matchs « abordables » contre des équipes de même acabit mènent vers des résultats positifs. Le match contre OKC reste en soi la seule déroute de la saison. Et pour en revenir sur la forme actuelle, sur les 10 dernières défaites, six d’entre elles se jouent à moins de 10 points, dont quatre à moins de cinq points. Une incapacité à bien finir les matchs qui peut se comprendre quand on sait que le cinq majeur se compose de trois sophomores et un rookie.

Une autre excuse à ce début de saison décevant : la construction de l’effectif. Depuis la blessure de Kelly Olynyk, l’équilibre de l’équipe est complètement fissurée, et c’est Trey Lyles qui sauve les meubles de façon honorable. Avec Isaiah Stewart comme seul pivot NBA ready du roster, il est compliqué de tenir une certaine rigueur au cour de la totalité du match. L’effectif accumule des profils de guard (Hayes, Lee, Joseph, Cade, Diallo, Frank Jackson, McGruder) et laisse le secteur intérieur à la ramasse. Cette absence d’équilibre se fait forcément ressentir sur le parquet, et notamment en défense sur Pick & Roll, domaine dans lequel les Pistons souffrent beaucoup.

Ces deux explications au désarroi des Pistons sont donc des facteurs qui ne sont pas durables et qui risquent d’évoluer. Si le regard est porté sur les joueurs à long terme du projet Weaver, des choses sont intéressantes. Stewart se développe en tant que leader défensif, Cade monte en puissance de façon impressionnante, Hayes devient de plus en plus adroit et élite en défense sur périmètre et Bey est en train de devenir un joueur overall malgré son coup de mou dans l’adresse. Des signes d’espoir et de progrès à ne surtout pas négliger dans ce processus de restauration.

Il est envisageable qu’à partir du 15 décembre, date à laquelle les joueurs dont le contrat a été signé cet été pourront être échangés, du changement aura lieu dans les roster. Profils identiques, besoin d’optimiser un autre joueur.. Les raisons seront multiples, mais fort à parier que les 15 joueurs qui composent l’équipe aujourd’hui ne seront pas les mêmes lors de la trade deadline.

Source image : Thomas Shea-USA TODAY Sports

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