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Après des débuts compliqués, notamment dus à une préparation tronquée et une blessure à la cheville, Cade Cunningham prend ses marques et assume son rôle de leader. Très performant en ce moment, le premier choix de la dernière draft progresse de jour en jour et prouve au management qu’il ne s’est pas trompé en le choisissant en juillet dernier.

La pression mise sur les épaules de Cade Cunningham en début de saison était énorme, on s’en souvient. Premier first pick de l’histoire des Pistons depuis Bob Lanier en 1970, il incarne le futur, la renaissance de la franchise après une grosse dizaine d’années de galères. Mais les débuts furent difficiles, avec une Summer League presque entièrement ratée à cause d’une blessure à la cheville qui persistera jusque fin octobre. Ses premiers matchs sont alors médiocres, avec pas mal de pertes de balles, des pourcentages plutôt mauvais notamment à 3 points (22% sur ses 15 premiers matchs) et des observateurs qui crient déjà au bust.

Mais Cade Cunningham est connu et a été choisi non pas pour son shoot incroyable, ni pour ses qualités athlétiques hors du commun, mais pour sa science du jeu et sa lectures des actions à toute épreuve. Il lui à donc fallu des matchs d’adaptation pour ressentir les défenses adverses, créer des automatismes avec ses coéquipiers et ses coaches pour se sentir pleinement en confiance et dévoiler son talent. Sur les 18 derniers matchs, le petit prodige possède des stats dignes de son rang avec une progression match après match : 18 points, 5,7 passes à 44% au tir dont 40% longue distance.

J’ai vu un plus grand nombre de défenses maintenant, j’ai joué plus de matchs. On est de plus en plus à l’aise, moi et les intérieurs. Avec Killian (Hayes) et Saben (Lee), on se nourri l’un à l’autre et on prend de l’expérience en tant que backcourt pour servir l’équipe. Nos intérieurs sont meilleurs à chaque matchs. On continue à grandir.

Cade Cunningham

La montée en puissance de Cade et de l’équipe entière, correspond étrangement à la blessure de Jerami Grant, absent depuis le 16 décembre. Les Pistons ont appris à jouer plus ensemble, à trouver des failles dans les systèmes adverses alors qu’avec Jerami, beaucoup plus d’isolations étaient proposées. Cela a aidé Cade, mais aussi Saddiq Bey notamment à gérer les moment chauds, en fin d’horloge par exemple. Un des moyens de progresser dans ces moments est de les vivre, et l’absence du numéro 9 à servi d’expérience à ces jeunes.

Avant, on dépendait beaucoup de Jerami pour avoir un panier quand on en avait besoin. Sa blessure a beaucoup aidé Saddiq, a beaucoup aidé Cade pour ressentir le jeu lors de ces situations, en fin d’horloge ou en fin de match avec un défense plus solide. Avec le retour de Jerami, il faudra équilibrer tout ça, on ne peut pas se reposer sur un seul joueur.

Dwane Casey

Pour ce qui est du retour de Grant, rien n’est moins sûr au vu des nombreuses rumeurs de trades qui l’entourent mais l’esprit est là : grandir en vivant des expériences, tous ensemble. Autre point d’amélioration dans le jeu de Cade, les pertes de balles. Sur ces 9 derniers matchs, seulement 3 ont été terminés avec plus de 2 pertes de balles, tendance opposée au début de saison.

Je passais beaucoup en sautant. Si on ne trouve pas un receveur dans ce mini-espace de temps, c’était une perte de balle. On a travaillé cela avec les coachs et je me sens mieux pour garder le dribble en vie, notamment sur la ligne de fond. Je continue à travailler dessus.

Cade Cunningham

Cade se sent mieux dans son jeu et ça se voit. Ça se voit dans les stats mais aussi dans ces déclarations et dans son langage corporel. C’est lui le nouveau patron de cette jeune équipe à seulement 20 ans. Cade rattrape son retard sur la ligue et à ce train là, il est bien parti pour avoir plusieurs longueurs d’avance.

Source image : Brian Sevald/NBAE via Getty Images

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