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Alors que les Pistons restaient sur trois victoires de suite à Boston, les Celtics ont stoppé cette belle série grâce à un quatrième quart de haut niveau de leur part, trop haut pour des jeunes Pistons qui étaient grandement handicapés par de nombreuses absences.

Ce match n’est pas pour autant décevant, loin de là. Sans Hayes, Stewart, Diallo, Jackson ni McGruder, les Pistons n’avaient pas toutes leurs armes pour jouer ce match à fond, notamment sur la ligne arrière. Ces absences là forceront Casey à faire exploser les minutes des starters. Hormis Joseph qui n’a joué 31 minutes, tous ont joué au moins 35 minutes, et même 41 pour Cade. C’est avec surprise qu’ils ont livré une vraie bataille face à des Celtics en très grande forme récemment, profitant du manque d’adresse des verts (6/32 de loin).

Nous sommes des gars petits, mais nous pouvons battre n’importe qui. Tout le monde en a conscience dans le vestiaire. Nous sommes une bonne équipe.

Marvin Bagley III

La mention spéciale de la soirée ne peut être adressée qu’à Cade Cunningham. Avec aisance et calme, le meneur des Pistons a su attaquer sur n’importe qui en faisant preuve d’une finition déjà au dessus des standards pour un rookie. Même en face d’un Marcus Smart excellent et étouffant (5 steals pour lui), le numéro 1 de la draft 2021 compile 25 points, 8 rebonds et 6 passes : son 10eme match de la saison au dessus des 25 pions. Bagley et Grant apportent leur pierre à l’édifice également avec 20 unités chacun, au même titre que Saddiq Bey qui a été un bon facilitateur offensif malgré un match à 9 points.

Mais les Celtics n’ont malheureusement pas fait les mêmes erreurs que lors du dernier match et ont su accélérer quand il le fallait. Avec trois joueurs de G-League (Lee, Garza, et Pickett) parmi la seconde unit, et sans réel ball-handler, le banc était clairement dépassé par des C’s sans pitié. Même s’il a apporté une belle énergie, Saben Lee a manqué de lucidité et n’a pas eu l’apport espéré, notamment proche du cercle. Isaiah Livers lui non plus n’a pas pu faire le match attendu, pour la simple et bonne raison qu’il est un joueur qui s’exprime grâce à son jeu off-ball, et qui dépend donc de la bonne animation offensive, qui était inexistante sans Cade sur le terrain.

Dans un match où un blow-out aurait pu être compréhensible contre l’une des meilleurs équipe de la ligue ces derniers temps, les Pistons ont pourtant livré une belle bataille. Face à un Tatum mercenaire, mais surtout un Marcus Smart qui a été sublime dans son rôle de meneur, Detroit continue son apprentissage et montre encore de l’adversité et de l’envie. Que du positif.

Source image : Bob DeChiara-USA TODAY Sports

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