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Au lendemain d’une nuit historique pour les Pistons, mais surtout pour le joueur lui même, la réussite et le talent de Saddiq Bey n’ont rien d’une surprise pour son entourage. Conditionné à la performance depuis son jeune âge, il doit une grande partie de sa réussite à sa mère qui a été son premier coach et sa première supportrice.

Si beaucoup de joueurs de la ligue peuvent remercier leur père pour les avoir poussés dès leur plus jeune âge, pour Saddiq Bey, c’est surtout sa mère qui a eu ce rôle là. A l’image d’un Kevin Durant, l’ailier des Pistons a pu compter sur la première femme de sa vie, Drewana Bey, qui était elle même joueuse à l’université. En plus d’être passionnée de basket-ball, elle exerce également un poste d’intendante de l’éducation parmi les écoles publiques de Washington D.C. Rigoureuse, stricte et ordonnée, cette double casquette a été très utile pour pousser Saddiq à dépasser ses limites.

J’étais très sévère, beaucoup dans la critique. Il a toujours été un bon shooter, mais en défense.. J’avais l’impression. qu’il ne pouvait même pas défendre un panneau. N’importe qui pouvait le passer.

Drewana Bey

Forcément très proche de son fils, et la personne qui le connait le mieux, Drewana Bey est très lucide sur les forces et les qualités de son fils. Après chaque match, c’est elle qui lui faisait un compte rendu. Si elle est sa première fan dans les gradins, c’est aussi la première de ses détracteurs.

Je sentais qu’il n’était pas assez dur. Je lui disais qu’il ne pourrait même pas jouer au collège avec ce niveau là.

Drewana Bey

Dur pour un enfant d’entendre ces mots là de la bouche de sa mère. Pourtant, Saddiq a su faire la part des choses, et comprendre qu’elle ne voulait que le motiver. Son mindset ? Si il pouvait convaincre sa mère, alors il pouvait convaincre n’importe qui. Une bénédiction cachée comme il le dit lui même.

C’était dur, mais j’ai appris à entendre ce qu’elle me disait. Et ça m’a forgé. J’ai pu grâce à elle accepter la critique et ne pas me laisser abattre, ni par elle, ni par n’importe qui.

Saddiq Bey

La mère de Saddiq Bey est surtout la personne qui lui a toujours permis de garder les pieds sur terre. Et ça, dès son plus jeune âge. Drewana se rappelle d’une journée durant laquelle elle a amené Saddiq jouer au basket avec ses amis alors qu’il n’avait que 9 ans, et qu’il se montrait prétentieux de scorer contre plus faible que lui. Elle rentra alors sur le terrain, et donna une leçon de basket à son fils, l’empêchant de marquer le moindre point. Saddiq était tellement touché dans son orgueil qu’il n’est pas sorti de sa chambre pendant un jour entier. Cette envie de prouver à sa mère qu’il était capable a toujours été sa motivation principale. Alors qu’il était sur le point de rentrer en fac, sa mère voulait qu’il privilégie les études au détriment du basket. Elle ne voyait pas son fils comme un joueur capable de s’imposer à la fac comme.

Je crois en moi. Mais, au final, elle m’encourage à envisager toutes les possibilités. Bonnes comme mauvaises. Je sais qu’elle fait ça par amour, et parce qu’elle veut que je réussisse dans ma vie. Mais je sais que peu importe ce que je fais, elle sera derrière moi, et me supportera.

Saddiq Bey

En allant en Villanova, Saddiq s’est vite démarqué comme un joueur NBA Ready, et a pu prouvé à sa mère qu’il était capable. Il a prévu de lui donner le ballon de sa soirée à 51 points pour lui rendre hommage, mais surtout, la remercier pour tout l’acharnement qu’elle a eu avec lui, pour le rendre meilleur. Meilleur joueur, meilleur homme, meilleur sportif. Bref, le meilleur Saddiq. She’s the real MVP.

Source image : BILL STREICHER, USA TODAY SPORTS

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