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Le meneur français vient de boucler son 83ème match en carrière, plus d’une saison complète. A cette occasion, il est intéressant de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et d’analyser les plus grandes forces et faiblesses du numéro 7 des Pistons. La régularité, en particulier, un mot avec lequel Hayes n’a pas toujours été très ami depuis le début de sa carrière.

Au crépuscule de cette deuxième saison en NBA, comment décrire le parcours de Killian Hayes ? Difficile, c’est certain. Le frenchy a déjà subi plusieurs blessures l’ayant écarté des parquets un long moment et s’est retrouvé avec sur les épaules tout le poids qui pèse sur un numéro 7 de draft. Vivement critiqué dès ses débuts, à tort ou à raison, Hayes ne s’est pas toujours montré à la hauteur des espérances placées en lui et a connu des manques d’adresse et de confiance.

« Je sais que pour tous les meneurs de jeu, c’est difficile; C’est comme être un quaterback rookie. Il y a tellement de choses à apprendre: la vitesse de jeu, apprivoiser la longueur des joueurs, le timing, essayer d’exécuter. Il y a tellement de choses à penser, que vous veniez du Mississipi, du Kentucky, d’Europe ou d’ailleurs, c’est difficile. Le changement de culture c’est aussi quelque chose à prendre en compte quand tu es rookie. Je n’ai jamais sous-estimé cela – et peut-être que d’autres l’ont fait – mais il n’est pas encore ce qu’il va être. »

Dwane Casey

Difficile pour le meneur de s’épanouir dans cet environnement, au contraire de ses confrères de la draft 2020, il aura fallu attendre la saison 2021-2022 et des ajustements au niveau du coaching avant d’observer du progrès dans le jeu du sophomore. En effet, depuis quelques mois maintenant, Hayes s’est mis à sortir du banc, et, même si cela n’a pas résolu tous ses problèmes, a proposé beaucoup de mieux dans son jeu.

« Je me suis habitué à sortir du banc après cinq ou six minutes de jeu, mais quand tu commences il faut retrouver ce rythme, être directement dans le match. Vous n’avez pas le temps de retourner au vestiaire et de voir comment se déroule le match, alors il faut être prêt. Je pense que je suis prêt pour les deux rôles. Quand vous commencez sur le banc, vous pouvez voir comment ils jouent et tout. Donc, quand vous commencez le match, vous devez juste être prêt tout de suite. » Killian Hayes

Même si cela ne se retranscrit pas forcément dans les stats, son basket est plus juste et son attaque plus agressive. Plus de drives, de finition dans la peinture, de dunks… Il lui reste juste à devenir une menace derrière la ligne à 3 points pour être considéré comme un vrai danger pour les défenses adverses.

De l’autre côté du terrain, en revanche, le français est un joueur tout à fait respectable. Toujours sérieux et appliqué, il gêne le porteur de balle comme personne et sait user de sa bonne compréhension du jeu pour mettre en déroute l’attaque de ses adversaires. En témoigne Ne lui manque certainement que l’expérience pour devenir l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de la ligue.

« Il faut savoir juger. J’ai l’impression que chaque arbitre est différent, certains laissent passer et d’autres non. J’ai besoin d’apprendre à être plus intelligent sur ça, savoir quand il faut être agressif et quand il faut se contenter de contester et les obliger à prendre un tir difficile. »

Killian Hayes

Hayes est encore un (très) jeune joueur, c’est sans doute là son problème le plus important. Son talent et son intelligence de jeu sont certains mais il lui reste encore à prouver qu’il sera capable d’améliorer son éventail offensif afin de se fixer définitivement en NBA.

Source image: Getty images

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