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Avant même le soir de sa draft, Cade Cunningham était décrit et attendu comme un talent générationnel. Considéré comme un joueur all-around et au dessus des autres rookies de sa cuvée, son faux départ du début de saison lui a causé et attiré un paquet de détracteurs. Si aujourd’hui beaucoup d’avis sur lui sont démesurés, allant même jusqu’à le qualifier de bust, il est temps de rétablir une certaine objectivité autour du numéro 1 de la dernière draft.

Evan Mobley, Scottie Barnes, Jalen Green, Josh Giddey, Franz Wagner, et d’autres encore. Longue est la liste des rookies ayant performés cette saison. D’autres ont impressionnés et ont su se créer un nom, comme il est le cas avec Herb Jones, Bones Hyland, Ayo Dosunmu et Chris Duarte. Tant de noms qui risquent de rythmer la ligue dans les années à venir. Établir un classement rookie est une tâche bien compliquée cette saison. Mais un joueur centralise les débats et crée la discorde sur les réseaux : Cade Cunningham. Une chronologie de la saison s’impose.

Avant même le premier match de cette 75ème saison NBA, Cade a du gérer des pépins physiques. Une cheville touchée l’empêche de participer à la totalité de la Summer League, et le force à rester au repos pour l’entièreté de la pré-saison, et les quatre premiers matchs de la grande ligue. Des péripéties qui provoqueront pour le meneur un faux départ, et un manque de rythme et d’adresse. Une réussite à hauteur de seulement 18% pour ses trois premiers matchs, et les premières moqueries arrivèrent. Pour autant, ce début de saison et ses premières difficultés n’ont jamais inquiété le principal intéressé, ni son coach.

Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne se mette en rythme avec son tir à trois points.

Dwane Casey

Coach Casey ne s’est pas trompé. Si en novembre les pourcentages de Cade n’était pas à la hauteur de son talent (37% dont 29% de loin), au fil des mois, il n’a fait qu’être de plus en plus à l’aise. En janvier tout d’abord, mois pour lequel il a été élu rookie du mois à l’est. En 15 matchs durant cette période, il compile 17 points par match en shootant à 42% (36% de loin) en plus de ses 5.6 passes décisives. Mais là où Cade Cunningham atteint réellement le sommet de son art, et des chiffres dépassant ceux du reste de sa cuvée, c’est lors du mois de mars. 22.9 points de moyenne, 7 passes et 5.9 rebonds. Des standings de all-star pour un joueur qui réalise là du jamais vu depuis Michael Jordan, et ça, Candace Parker ne rate pas de le préciser sur le plateau de la TNT.

Cade Cunningham pose des chiffres similaires à ceux de Jordan, et on ne voit aucun de ses extraits là tourner.

Candace Parker

En plus des éloges de Candace Parker, Cade peut aussi compter sur le soutien de stars de la NBA, comme Chris Paul et Kevin Durant qui se disent impressionnés par le talent et la maturité du visage des Pistons.

Celui que j’adore voir jouer c’est Cade. Il a le bon rythme, il fait beaucoup de dégâts.

Chris Paul

Mais pendant que les débats pour le Rookie Of The Year font fureur, beaucoup ne considèrent pas Cade comme un candidat sérieux à ce titre aux côtés d’Evan Mobley et de Scottie Barnes. Cade mérite-t-il d’être nommé rookie de l’année ? Il a des arguments pour. Mais la régularité et les résultats collectifs de Mobley et Barnes risquent de faire pencher la balance en leur faveur. Maintenant, sans parler de ce trophée, sont-ils meilleurs que Cade Cunningham ? Le débat est tout autre. Si Mobley apparaît comme le plus régulier, et Barnes le plus impressionnant, le talent est plutôt du côté de Cunningham, qui incarne déjà le leadership, et se dirige tout droit vers le rôle de Franchise Player assumé dès sa deuxième année. Un exploit qu’aucun autre rookie ne peut vanter. Oui, Cade ne sera sûrement pas rookie de l’année. Mais il tend à de plus grands objectifs, et le premier serait d’être all-star, et cela dès l’année prochaine.

Source image : Brian Sevald/NBAE via Getty Images)

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