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Arrivé à la moitié de son contrat rookie décroché lors de la draft 2020, Saddiq Bey est, comme Isaiah Stewart et Killian Hayes, éligible à une extension de contrat depuis le 1er juillet 2022. Mais quel serait le juste prix de cet ailier scoreur de 23 ans ?

Un profil moderne en NBA

Dans la NBA actuelle, le profil de Saddiq Bey est très intéressant et recherché. Avec le temps et l’expérience, il pourrait faire partie de ses joueurs que l’on appelle « 3&D », c’est à dire un excellent rôle player qui shoote très bien derrière l’arc, et qui, de l’autre côté du terrain harcèle les attaquants par ses capacités défensives. Pour l’instant, Saddiq Bey possède bien l’aspect offensif de cet archétype, bien qu’il soit irrégulier en attaque sur ce début de saison. Le jeune ailier doit cependant progresser sur le plan défensif où il s’est très peu investi cet automne. Montrant pourtant à plusieurs reprises qu’il était capable de très bien défendre, comme il l’a montré plusieurs fois lors de ses deux premières saisons, grâce à ses qualités athlétiques indéniables.

Si Saddiq Bey prouve qu’il possède bien toutes les qualités d’un 3&D, sa valeur sur le marché pourrait bien augmenter de manière significative. En effet, l’ailier formé à Villanova pourrait alors intéresser de nombreuses franchises, notamment des équipes contenders très friandes de ce type de joueur pour aller jusqu’au titre. Aujourd’hui, il ne serait pas surprenant de voir Saddiq Bey parfaitement s’intégrer dans une défense et dans les systèmes d’une équipe déjà bien en place. Certains managers pourraient donc parier sur lui. Il était déjà dans des rumeurs de transfert à Golden State la saison passée. Une chose est sûre, Troy Weaver n’attendra pas la qualifying offer de 2024 pour décider ou non de la prolongation de son joueur. La potentielle concurrence sur son profil et la signature du nouveau CBA sont susceptibles de dérégler le marché et les offres comme en 2016.

Un début de saison irrégulier

Le pic de valeur de Saddiq Bey était probablement au printemps dernier, lorsque l’ailier de 23 ans enchaînait les performances, avec notamment un match à 51 points en mars. Mais sur ce début de saison, sa côte est quelque peu redescendue. La faute à une irrégularité d’un soir à l’autre, pouvant passer de 6 à 24, puis 14 points sur les trois premiers matchs de décembre. Ses pourcentages à 3 points sont en chute par rapport à l’année précédente (seulement 30 % de loin). Mais le plus décevant reste sa défense, inexistante jusqu’à maintenant. Son association avec Bojan Bogdanovic, mauvais défenseur, n’a pas fait des étincelles. Dwane Casey a donc décidé de placer Saddiq Bey sur le banc, en qualité de sixième homme. Isaiah Livers lui a été préféré. Des lineups avec Jalen Duren en pivot et Isaiah Stewart en ailier fort ont également été testées.

Alors qu’on pouvait s’attendre à une saison de confirmation de la part du 19ème choix de draft 2020, cette rétrogradation vient ajouter de nouvelles questions dans le projet Pistons et porter quelques doutes sur le potentiel réel du joueur. Il va cependant être intéressant de voir comment évolue la saison de Saddiq Bey maintenant que nous savons que Cade Cunningham ne reviendra pas. À l’image de Killian Hayes, qui fait actuellement des merveilles à la mène, Saddiq Bey va devoir sortir le grand jeu pour porter les Pistons et réaliser tout son potentiel s’il veut son chèque.

Des fenêtres de transferts à surveiller

La date du 15 décembre a été passée, ce qui signifie que la plupart des joueurs ayant signé un contrat cet été sont disponibles en transfert. Les premiers mouvements devraient donc bientôt avoir lieu. Saddiq Bey est-il à surveiller jusqu’à la trade deadline ? Avec une côte en baisse et un projet Pistons qui n’avance pas, l’ailier de 23 ans est peut-être à un carrefour de sa carrière dans le Michigan. Surtout, Troy Weaver va également devoir se pencher sur les extensions de Killian Hayes et Isaiah Stewart d’ici au 30 juin 2024. Les trois éléments issus de la draft 2020 ne seront peut-être pas tous conservés, au vu du bilan actuel de l’équipe. Troy Weaver ne souhaitera pas les voir partir sans une monnaie d’échange intéressante comme des picks de draft, d’autres jeunes ou des vétérans.

Si Saddiq Bey est toujours dans les plans du manager d’ici 2024, il faudra bien prolonger son contrat. Avec le contexte et le niveau de jeu actuel que nous venons de détailler, le prix d’extension devrait se situer entre 15 millions (Luguentz Dort) et 18 millions de dollars par saison (Evan Fournier, Joe Harris, Harrison Barnes). C’est en tout cas les prix que devrait demander le joueur. Mais Troy Weaver est-il prêt à le prolonger à ce tarif avec Killian Hayes et Isaiah Stewart également dans la balance ? Il nous reste un an et demi pour le savoir. Mais les destins de ces trois jeunes risquent fortement d’être liés. Il semble difficile de voir Troy Weaver assurer l’avenir de la franchise avec ce trio qui semble incapable de faire décoller Detroit. Le juste prix de Saddiq Bey sera peut-être un transfert contre quelques pièces qui feront avancer le projet.

Credits Image : Joe Murphy / NBAE

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