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Suite à son début de saison aussi surprenant que réussi, Utah connaît une légère baisse de régime dont auraient pu profiter les joueurs de Detroit. La rencontre s’est révélée accrochée et très offensive, mais au lieu de prendre le large, les Pistons ont fini par prendre l’eau et se sont inclinés face à un Jazz serein.

Le basket est un sport collectif, mais dans ce match, ce sont les individualités qui ont été décisives. L’équipe qui possédait les meilleures, ou du moins les plus affirmées, d’entre elles est sortie victorieuse. Lauri Markkanen a fait un mal fou à Detroit. Concentré sur le scoring, l’ancien Bulls a été létal, 38 points dont un 9/13 du parking, une ligne statistique qui a fait mal à Mo-Town et qui représente bien le jeu qui a été celui du Jazz pendant 48 minutes. Beaucoup de tirs longue distance, et surtout l’adresse qui allait avec. Une adresse révélatrice de la bonne forme des jazzmen mais qui vient souligner le manque de rigueur défensive qui s’est montré du côté des lignes extérieures de Detroit. « Si vous ne switchez pas avec conviction, ils vont rentrer leurs tirs. Nous l’avons fait à Utah. Nous ne l’avons pas fait ce soir. » commente Dwane Casey. Quatre joueurs de Utah ont scoré plus de 15 points, et chacun en plantant au moins deux tirs à trois points. L’équipe de Salt Lake City a compilé un excellent 43.5% depuis l’arc. « Nous savions qu’ils avaient de bons shooters, mais, en terme d’énergie, nous n’y étions pas ce soir. » déclare Jaden Ivey après le match.

Cette diversité en attaque a pu faire défaut aux Pistons. Les deux rookies Jaden Ivey et Jalen Duren ont été des moteurs mais ont reçu trop peu d’aide pour espérer faire une différence. Bojan Bogdanovic n’était pas dans un grand soir, Beef Stew et Killian Hayes étaient précieux chacun dans leur registre mais ont manqué d’adresse et le banc, exception faite pour Kevin Knox qui n’a pas manqué un tir, s’est montré trop peu impactant. Les clés de l’attaque reposaient donc entre les mains d’un arrière de 20 ans et d’un pivot de tout juste 19 ans. Ivey, cible de critiques depuis qu’il s’est heurté à son premier rookie wall a su se montrer plus patient que d’habitude et a inscrit son career-high avec 30 points à 10/14 au global, 2/2 à trois point et 8/11 aux lancers à coup de drives, de shoots mi-distance et même de floaters tout en maîtrise. Une performance encourageante et qui donne du baume au cœur dans la défaite. Pour ce qui est de Jalen Duren, le numéro 0 a fait ce qu’il sait faire, à savoir gober du rebond et jouer sur ses capacités athlétiques exceptionnelles pour martyriser la raquette du Jazz. Il a su remporter son combat face à son confrère pivot rookie Walker Kessler.

Des performances prometteuses donc, mais bien insuffisantes en finalité. Trop tôt sans doute pour laisser tant de responsabilités à ces joueurs qui n’avaient pas derrière eux une défense assez tenace pour pouvoir se reposer sur elle. Il s’agissait du genre de match qu’une bonne équipe ne laisse pas passer. Un peu plus de Hayes, de Bagley ou de Bey et la dynamique du match aurait pu être tout autre. « Si nous nous serrons les coudes, il y aura une éclaircie au bout du chemin. » assure Jaden Ivey.

Les Pistons reçoivent dès ce soir les Sixers, une nouvelle rencontre qui s’annonce difficile mais qui pourrait permettre au groupe de trouver un nouveau rythme si elle est remportée.

Source image: CLARENCE TABB JR., DETROIT NEWS

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